Au marathon de Beyrouth, les Libanais affichent leur soutien à Hariri

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LEBANON
A supporter of Lebanon's resigned prime minister Saad Hariri holds up a placard demanding his return from Saudi Arabia on the starting line of Beirut's annual marathon on November 12, 2017.Hariri announced on November 4 in a televised statement from Riyadh that he would be stepping down from the post, sending shock waves through Lebanese politics. The premier has yet to return to Lebanon and rumours have swirled that he is being held in Saudi Arabia against his will. / AFP PHOTO / ANWAR AMRO | ANWAR AMRO via Getty Images
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Les participants au marathon de Beyrouth, qui courent traditionnellement pour la recherche médicale ou les droits de l'Homme, ont arpenté dimanche les rues de la capitale libanaise pour une toute autre cause: soutenir leur Premier ministre, démissionnaire et qui se trouve en Arabie saoudite.

Depuis le 4 novembre, date de l'annonce depuis Ryad de cette démission à la surprise générale, Saad Hariri n'est pas rentré au Liban. Des rumeurs affirment qu'il est retenu contre son gré dans le royaume ultra-conservateur.

Dimanche matin, des dizaines de milliers de Libanais ont couru pour afficher leur soutien, à l'occasion de la 15e édition du marathon de Beyrouth. Adepte de sport, M. Hariri avait coutume de participer ces dernières années. Il a fait cette fois office d'absent de marque.

Sur la ligne de départ, en centre-ville, un grand panneau rouge accueillait les coureurs avec une photo du Premier ministre et le message: "Nous vous attendons tous".

Des jeunes distribuaient des bouteilles d'eau avec le même slogan ainsi que des casquettes et des t-shirts flanqués du message: "Nous courons pour vous".

"J'avais besoin d'une casquette et j'aime le Liban, alors j'ai pris une casquette", a confié Nisrine Chamseddine, 30 ans, qui venait d'achever une course de huit kilomètres.

Le président libanais Michel Aoun avait exhorté samedi les participants à courir "en solidarité avec le Premier ministre Hariri" et "pour son retour dans son pays". Il a également appelé Ryad à "clarifier les raisons empêchant M. Hariri de revenir au Liban".

M. Aoun n'a pas formellement accepté la démission de son Premier ministre, dont il a qualifié les circonstances d'"inacceptables".

Lors de l'annonce de sa démission, Saad Hariri a accusé le mouvement armé Hezbollah et son allié iranien de "mainmise" sur le Liban, disant craindre pour sa vie.

Cette démission choc a pris de court la classe politique au Liban, où l'on s'interroge sur la liberté de mouvement du chef du gouvernement.

Vendredi, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé l'Arabie saoudite de "détenir" le Premier ministre libanais, qui possède également la nationalité saoudienne.

Samedi soir, le président français Emmanuel Macron, qui a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane jeudi soir à Ryad, a appelé "à préserver la souveraineté" du Liban, lors d'un échange téléphonique avec son homologue libanais.

Les Etats-Unis ont eux qualifié Saad Hariri de "partenaire solide", et exhorté à "respecter l'intégrité et l'indépendance des institutions nationales légitimes" du pays.

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