Tunisie: L'état d'urgence prolongé de 3 mois

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POLICE TUNISIA
Police officers guard the entrance of the National Bardo Museum a day after gunmen opened fire killing scores of people in Tunis, Thursday, March 19, 2015. One of the gunmen who killed tourists and others at a prominent Tunisian museum was known to intelligence services, but no formal links to a particular extremist group have been established, the prime minister said Thursday. (AP Photo/Christophe Ena) | ASSOCIATED PRESS
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L'état d'urgence instauré en Tunisie il y a deux ans après une série d'attentats sanglants a de nouveau été prolongé, cette fois de trois mois, a annoncé vendredi la présidence tunisienne dans un communiqué de presse rendu publique sur sa page Facebook.

"Après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement, le président de la République a décidé de prolonger l'état d'urgence sur tout le territoire pour trois mois à compter du 12 novembre", a précisé la présidence.

En vigueur depuis un attentat contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis (12 agents tués), l'état d'urgence a déjà été prolongé plus d'une dizaine de fois depuis février 2016.

Cette mesure octroie des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Elle permet notamment l'interdiction des grèves et des réunions "de nature à provoquer (...) le désordre" ou encore l'adoption de mesures "pour assurer le contrôle de la presse".

La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, lorsque des dizaines de terroristes avaient attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane, dans le sud du pays, mais des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés.

Le 1er novembre, deux policiers ont été poignardés devant le Parlement par un extrémiste. L'un d'entre eux a succombé à ses blessures et cette attaque a relancé le débat sur un projet de loi dit de "protection" des forces armées (policiers, gendarmes et militaires), très critiqué par la société civile.

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a dû faire face à un essor de la mouvance jihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

En plus de l'attentat contre la garde présidentielle, deux autres attaques majeures également revendiquées par le groupe Etat islamique avaient eu lieu en 2015, respectivement à Tunis et à Sousse (est). Soixante personnes, dont 59 touristes étrangers, avaient été tuées.

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