"La justice algérienne a prononcé un non-lieu en faveur de Chakib Khelil", selon Ouyahia

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Ahmed Ouyahia a encore une fois défendu l'ex-ministre de l'Energie, Chakib Khelil, cité dans plusieurs affaires de corruption. Invité vendredi 10 novembre sur un plateau de la chaîne de télévision privée Dzaïr News, le Premier ministre a révélé que "la justice algérienne a prononcé un non-lieu sur l'affaire de Chakib Khelil".

Le SG du RND a été interrogé sur la réhabilitation en 2016 de Chakib Khelil, ex-ministre de l'Energie (1999-2010), cité dans plusieurs affaires de corruption, dont Sonatrach I, II et le scandale UnaOil, entre autres.

Chakib Khelil, après avoir été démis de ses fonctions lors d'un remaniement ministériel en 2010, a quitté l'Algérie pour s'installer
aux Etats-Unis. Il a été cité entre temps dans l'affaire Sonatrach 2, ouverte après un flux d’informations liées à la procédure judiciaire engagée par le parquet de Milan sur des pots-de-vin de près de 200 millions de dollars versés par Saipem, filiale d’ENI, à des proches de l’ancien ministre de l’énergie, dont Farid Bedjaoui.

A la suite de ces accusations, il a fait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par la justice algérienne. Mais ce mandat d'arrêt a été annulé pour "vice de forme" et l'ex-ministre de l'Energie a été "libéré" des accusations qui pesaient contre lui, sans qu'il n'y ait de procès.

Mais selon Ahmed Ouyahia, cette "libération" n'est pas "politique". Le Premier ministre, qui a déclaré que Chakib Khelil a été "victime d'une injustice", a révélé un "scoop". Il a déclaré que "la justice algérienne a bel et bien prononcé un non-lieu" pour le réhabiliter dans ses droits, sans donner plus de détails.

Le secrétaire général du RND ne donne pas plus de détails à propos de ce "non-lieu", ni la date de son émission ou la Cour chargée de l'affaire. Il a rajouté que "l'Histoire révélera les dessous de cette affaire, qui a été marquée par beaucoup d'injustices".

Fin octobre, intervenant à la Radio Chaîne III, Ahmed Ouyahia a déjà déclaré que "ce qui a été fait contre Chakib Khelil, il y a beaucoup d'injustices qui ont été commises".

Avant Ahmed Ouyahia, l'ancien secrétaire-général du FLN Amar Saidani a également "blanchi" Chakib Khelil. Il a affirmé à plusieurs reprises, quelques jours avant le retour de l'ancien patron du secteur de l'Energie en Algérie, que l'ancien ministre a été "victime" d'un complot organisé par l'ancien patron du DRS, le général Mohamed Mediène.

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