Uber s'allie avec la Nasa pour développer des taxis volants

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TRANSPORTS - Voler. Cela fait longtemps que l'innovation nous le permet, mais cette fois-ci, Uber et la NASA planchent sur un projet de taxi aérien à des prix convenables. Une nouvelle idée du transport au quotidien et un partenariat avec la NASA annoncés par le chef de produit de Uber, Jeff Holden, le 8 novembre au "WebSummit 2017" de Lisbonne.

Le projet de partenariat consiste essentiellement à ce que la NASA épaule Uber dans le développement d'un système de contrôle du trafic aérien à basse altitude. Los Angeles, Dallas Forth-Worth au Texas, et l'Émirat de Dubaï seront les villes-cobayes qui verront les premiers essais s'effectuer à l'horizon 2020. À noter que la Californie et le Texas sont les deux plus grands parcs automobiles des États-Unis.

Uber a partagé le 8 novembre sur sa page YouTube une vidéo montrant une jeune femme commander son "UberAir". La cliente commande son "chauffeur" via son téléphone, comme elle l'aurait fait pour une voiture, avant d'accéder au toit d'un immeuble sur lequel est installé un "Uber Skyport" et de grimper dans un drone géant automatisé.

"Les vols auront un pilote dans un premier temps même s'ils pourraient devenir automatisés à l'avenir", a précisé un porte-parole d'Uber à l'AFP.

Lors d'une conférence de présentation du projet "UberAir" au "WebSummit 2017", le CPO d'Uber Jeff Holden a déclaré vouloir lancer une production massive de ces drones sans pilotes.

"Notre but est de rendre ce mode de transport plus économique que l'utilisation d'un véhicule personnel. Nous y arriverons en produisant ces appareils en masse et de façon automatisée, un peu comme des voitures (avec une conception mécanique simplifiée requérant moins de maintenance), en optimisant leur consommation énergétique, en les exploitant de façon intensive", explique-t-il.

"Beaucoup plus sûr que l'hélicoptère"

Les premiers vols de démonstration sont prévus en 2020 et le passage à la phase commerciale en 2023, avec en vue les jeux Olympiques de 2028 à Los Angeles.

Un trajet en UberAir entre l'aéroport de Los Angeles et la salle de spectacles Staples Center prendrait par exemple 27 minutes soit trois fois moins de temps qu'en voiture, promet le dossier de presse.

Ces véhicules à décollage et atterrissage vertical (VTOL) "sont différents des hélicoptères car ils sont beaucoup plus silencieux, sûrs et abordables, et plus respectueux de l'environnement", assure Uber dans un communiqué.

Uber dit envisager qu'à terme un trajet en UberAir soit équivalent à celui d'un UberX, celui d'un trajet de base avec un chauffeur du site de covoiturage. Pascal Pincemin, associé chez Deloitte, soulignait lors du salon du Bourget qu'il ne voyait pas ces taxis volants autonomes se banaliser avant 2050, car il faudra avant démontrer leur fiabilité.

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