Travail forcé: L'OIT décide de clore une plainte visant le Qatar

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STADIUM QATAR 2022
Des travailleurs étrangers à Doha, Qatar, mars 2016. | Naseem Mohammed Bny Huthil / Reuters
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JUSTICE - Le Conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail (OIT) a décidé, mercredi, de "clore la plainte relative au non-respect de la convention sur le travail forcé et de la convention sur l'inspection du travail par le Qatar".

Dans un communiqué, l'agence onusienne a affirmé que l'émirat du Golfe ne violait pas les droits des travailleurs immigrés, notamment sur les chantiers de construction des infrastructures pour l'organisation de la Coupe du Monde 2022.

L'OIT a en effet souligné les progrès accomplis par le Qatar et son engagement à "garantir les principes et droits fondamentaux au travail pour tous les travailleurs et l’avancée correspondante consistant à mettre fin au système de parrainage kafala".

La plainte, soumise à la Conférence internationale du Travail en 2014, portait sur "l’incapacité à garantir un cadre juridique suffisant pour protéger les droits des travailleurs migrants et à faire appliquer les protections juridiques en vigueur". Depuis lors, elle a fait l’objet de discussions lors de nombreuses sessions du Conseil d’administration de l'OIT.

Dans ce contexte, l'organisation et le gouvernement qatari ont entamé un programme de collaboration afin de renforcer les réglementations et les pratiques nationales, ainsi que les capacités du gouvernement, des employeurs et des travailleurs conformément aux normes internationales du travail.

"L’OIT salue la décision du Qatar de coopérer de manière substantielle avec l’Organisation pour la promotion et la protection des droits des travailleurs", a déclaré son directeur général Guy Ryder.

Selon le communiqué, cette coopération a pour ambition d’améliorer les conditions d’emploi et de recrutement des travailleurs migrants, de renforcer l’inspection du travail et les normes de sécurité et de santé au travail et de lutter contre le travail forcé.

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