Hamid El Mahdaoui en grève de la faim le 21 novembre

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EL MAHDAOUI
badil.info
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HIRAK - Le journaliste Hamid El Mahdaoui a décrété une grève de la faim à partir de mardi 21 novembre, jour de la reprise du procès des détenus du Hirak, dont il fait partie, à la cour d’appel de Casablanca. Une grève préventive par la voie de laquelle il veut exprimer son refus d’être enfermé ainsi que les autres détenus dans un box en verre pendant l’audience.

Au cours de l’audience d’hier, Hamid El Mahdaoui et Nasser Zefzafi avaient été expulsés de la salle lorsqu’ils se sont insurgés contre le box en verre en revendiquant d’être présentés devant le juge libre.

"Hamid El Mahdaoui veut aussi dénoncer qu’on lui refuse la visite de ses collègues journalistes alors que d’autres détenus reçoivent la visite de personnes qui ne font pas partie de leur famille", explique au HuffPost Maroc Bouchra El Khounchafi, épouse du détenu.

El Mahdaoui avait observé une grève de la faim pendant deux semaines au cours du mois de septembre avant de la suspendre en raison de santé et en réponse aux appels de ses avocats et de sa famille.

Reconnu coupable d’"incitation d’individus à commettre des délits par des discours et des cris dans des lieux publics", El Mahdaoui avait été condamné par le tribunal de première instance d’Al Hoceima, en juillet, à trois mois de prison ferme. Cette peine a été alourdie à un an par la cour d’appel de la même ville, quelques semaines plus tard.

Dans ce procès, qui se tient à la cour d’appel de Casablanca, il est poursuivi pour "non dénonciation d’un crime portant atteinte à la sûreté de l’État".

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