À la découverte de Nabil Khemir, jazzman tunisien inventeur du RayJam et candidat de The Voice Flandre

Publication: Mis à jour:
JKKJ
FACEBOOK/NABIL KHEMIR
Imprimer

Jazzman de renommée internationale, le Tunisien Nabil Khemir s'est lancé dans une nouvelle aventure et le succès est au rendez-vous.

Accompagné de son "RayJam", l'instrument hybride qu'il a lui-même inventé, il participe à la version flamande de The Voice où il reprend la chanson de Amr Diab "Nour el Ain". Vendredi dernier, lors d'une battle, Nabil Khemir chante "Papaoutai" de Stromae et est qualifié pour les directs. Vidéos en bas de l'article.

Nabil Khemir, l'inventeur du "RayJam"

Le "RayJam" signifie "rayon d'improvisation", explique-t-il au HuffPost Tunisie. C'est une fusion entre le luth arabe et la guitare, qui donne à la musique de Nabil Khemir son timbre unique, aux influences nord-africaine, égyptienne et occidentale.

Il faut retourner à son enfance pour retrouver la source de cette passion fougueuse pour la musique. Khemir grandi à Tunis où il nourrit sa mélomanie. Le jour de ses neuf ans, il reçoit l'un des plus beaux cadeaux de sa vie, un luth arabe.

Il commence dès lors à produire lui-même les sons qu'il entendait et qu'il savourait tant. Le luth n'aura plus de secrets pour lui et dès son plus jeune âge, il donnait déjà des spectacles en public. Son talent n'est autre que confirmé. Il ne s'arrête pas là et prendra des Master Class privés avec le célèbre Ali Sriti.

Parallèlement, le jeune musicien est porté par la musique jazz. Il décide alors de s'y mettre, et à l'aide d'enregistrements de jazzmen occidentaux comme George Benson, John McLaughlin, John Coltrane ou encore Pat Methany, il a parfait sa formation.

De cette fusion entre musique arabe et jazz est né, en 2004, un instrument à double manche, le "Ray Jam", combinant un luth électrique et une guitare électrique.

Une musique sans limites

En 2007, Khemir participe au concours américain de création et d'improvisation et reçoit, parmi les 2000 candidats issus de 40 pays du monde, le prix d'honneur pour sa composition "Parfum d'orient et d'occident".

Une année plus tard, il reçoit la médaille de la culture de Tunisie pour sa contribution au développement culturel de son pays.

Aujourd'hui, à 51 ans, Nabil Khemir jouit d'une carrière internationale ponctuée de succès où il a accaparé les scènes de festivals prestigieux en Tunisie et à l'étranger, Klaipeda, Tanger, Carthage, Pays-Bas, Tabarka et Hammamet. Il joue également avec des artistes internationaux comme Melodie Gardot, Joachim Kühn et le batteur Chander Sardjoe.

Ses moments les plus importants dans sa carrière? "C'était le premier CD que j'ai enregistré et qui a gagné un honneur Award aux États-Unis, et également tous les concerts que j'ai joué, en Afrique du Sud, à Beyrouth, en Égypte, en Pennsylvanie ou encore en Lituanie", raconte-t-il.

Concernant la scène musicale tunisienne, Nabil Khemir s'exprime:"la scène tunisienne regorge de musiciens talentueux, mais malheureusement ils n y’a pas une machine de production assez puissante pour les lancer".

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.