La région espagnole de Castille-et-León aidera le Maroc à moderniser son système universitaire

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UM5 RABAT
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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR - Les universités publiques de la région espagnole Castille-et-Léon piloteront ces deux prochaines années un projet d'accompagnement du système universitaire marocain, dans le cadre d'un projet de coopération à hauteur de 1,2 millions d'euros (environ 13 millions de dirhams) entre le royaume et l'Union européenne (UE).

D'après le quotidien espagnol La Vanguardia, Fernando Rey, le conseiller à l'éducation de cette région espagnole, est à l'origine de l'initiative, vivement encouragée par la directrice générale des universités et de la recherche, Pilar Garcés. Ils ont présenté le projet aux autorités marocaines, leur promettant de fournir des conseils "sans prétendre donner de leçons" qui respecteront "le système juridique marocain et ses propres décisions", tout en évitant d'appliquer "une sorte d'arrogance intellectuelle ou politique".

Rafael de Paz, directeur du bureau des projets internationaux de l'Université de León, s'installera à Rabat en tant que "conseiller résidant" dès février 2018 pour diriger sur place les premières actions de l'initiative. Il rappelle par ailleurs qu'il sera primordial de respecter les coutumes pour éviter "les conflits culturels" et surtout d'aborder le sujet du Sahara avec "beaucoup de précaution" pour ne pas nuire aux relations entre les deux pays.

Faire évoluer la législation universitaire

En coopération directe avec le ministère de l'Éducation nationale marocain, Rafael de Paz proposera des solutions pour faire évoluer les universités marocaines: diversification de l'offre de formation et des méthodes d'enseignement, promotion de l'éducation en ligne, mise en place d'un système de crédits et de reconnaissance des diplômes... Ces prérogatives répondront aux difficultés rencontrées par l'enseignement supérieur marocain qui, au cours des dix dernières années, a vu le nombre d'étudiants en cursus universitaire doubler avec un nombre restreint de formations proposées.

Les autorités marocaines ont approuvé ces initiatives proposées par les Espagnols, qui étaient en lice contre une délégation d'universitaires italiens. "C'était David contre Goliath" compare Pilar Garcès, toujours au journal La Vanguardia. "Après de longs et difficiles examens, notre projet a été préféré par le Maroc", ajoute-t-elle.

La coopération devrait débuter dès 2018 et vise ainsi à améliorer les conditions universitaires des étudiants marocains, pour répondre aux normes internationales.

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