La fièvre algérienne du SILA a touché 1.7 millions de visiteurs

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SALON INTERNATIONAL DU LIVRE ALGER
SILA 2017
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La 22e saison Salon international du livre d’Alger se termine et le commissaire de l’événement Hamidou Messaoudi est un homme épuisé mais ô combien heureux. L’événement le plus populaire du pays a non seulement tenu promesse mais a, de plus, battu son propre record avec près de 1.7 million de visiteurs cette année. A savoir 200 000 visiteurs de plus que l’année précédente.

Le public formidable du Salon international du livre d’Alger a donc été le plat de résistance d’une conférence de presse que Hamidou Messaoudi a tenue ce lundi 6 novembre à la Bibliothèque nationale. “L’affluence a connu un pic de 500 000 visiteurs le mercredi 1er Novembre”, a déclaré Hamidou Messaoudi qui a tenu à répondre aux journalistes qui semblent éprouver du “dédain” pour ce public: “et alors on nous dit que les visiteurs du Sila viennent seulement pour la promenade par pour les livres, on nous dit que c’est ‘un public selfie”, un public de touristes et moi je dis: eh bien ce ‘tourisme culturel” on devrait s’en réjouir, nous avons un public que de nombreuses foires du livres nous envient de par le monde arabe, n’est ce pas formidable que les Algériens viennent de toutes les villes du pays pour visiter le SILA?”

Décidément agacé par certaines critiques “gratuites”, le commissaire du SILA s’est demandé: “pourquoi y a-t-il des journaux qui critiquent le SILA parce qu’il y a des espaces de restauration? On nous reproche l’odeur de la chawarma qui embaume les stands de livres, et alors? ne doit-on donc pas nourrir tous ces visiteurs, ces familles entières, ces enfants, ne doit-on pas nourrir les exposants, les éditeurs? Oui oui nous avons eu un 1.7 million de visiteurs et je dis: vive le tourisme culturel”.


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Aux sceptiques qui se demandent comment font les organisateurs pour compter un public qui ne paie pas l’entrée, Hamidou Messaoudi affiche un grand sourire fatigué: “C’est une question qu’on me pose chaque année et à laquelle je réponds: nous avons des portiques de sécurité que les visiteurs doivent passer pour pénétrer, ces portiques numérotent et enregistrent le nombre de passants”.

L’organisateur en chef du Salon a par ailleurs regretté de devoir chaque année organiser un évènement de ce calibre dans l’espace, selon lui, obsolète qu’offre le Palais de Expositions d’Alger, rappelant que ces structures ont été construites en 1968 a une période ou les Algériens n’étaient pas plus de 10 millions et ou le parc de véhicules était incomparable avec le présent. Messaoudi s’est donc plaint du parking, du fait que les visiteurs doivent parfois passer des heures avant de réussir à stationner leur voiture, “je suis parfois embarrassé lorsque je visite d’autres salons et foires du livre arabes et que je compare leurs espaces d’exposition et le nôtre”, a-t-il ajouté en insistant sur la nécessité de rénover le Palais des Expositions.

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