Pas de prix Renaudot pour Mahi Binebine

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MAHI BINE BINE
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LITTÉRATURE - La nouvelle est tombée ce matin. Il n'y aura donc pas de prix Renaudot pour Mahi Binebine et son roman Le fou du roi (Stock). C'est le journaliste et écrivain français, Olivier Guez, qui a remporté le fameux prix pour son livre La disparition de Josef Mengele, paru aux éditions Grasset. Il succède ainsi à Yasmina Reza, lauréate 2016, récompensée pour son roman Babylone.

La disparition de Josef Mengele d'Olivier Guez raconte une histoire vraie. Celle de la fuite de Josef Mengele un médecin tortionnaire nazi, arrivé en Argentine en 1949. Caché derrière divers pseudonymes, cet ancien médecin d'Auschwitz croit pouvoir s'inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. Mais la traque reprend, il devra alors s'enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance ne connaîtra plus de répit jusqu'à sa mort, mystérieuse, sur une plage en 1979. L'auteur âgé de 43 ans y décrit les moindres détails de cette fascinante descente aux enfers.

Après avoir réussi avec brio les trois étapes de présélection, l'écrivain et peintre marocain était en compétition avec David Lopez pour Fief (Seuil), Patricia Reznikov pour Le Songe du photographe (Albin Michel), Anne Sophie Stefanini pour Nos années rouges (Gallimard) et Olivier Guez pour La Disparition de Josef Mengele (Grasset) grand gagnant du concours.

"C’est déjà une grande victoire d’être en lice auprès de ces cinq romanciers", a déclaré l'écrivain dans une interview avec la chaîne de télévision marocaine 2M.

Lors de la première sélection, le jury avait retenu 16 romans et 5 essais, parmi lesquels figurait Sexe et mensonges de Leïla Slimani, écarté lors de la deuxième sélection.

Sorti le 15 mars dernier, Le fou du roi de Mahi Binebine raconte l'histoire d'un courtisan du roi Hassan II, qui abandonne sa famille pour entrer à la cour, notamment son fils emprisonné dans une geôle du sud.

"Mon père avait un étrange goût de la vie. Cela fait des années que je cherche à le raconter. Cette histoire, je vous la soumets, elle a la fantaisie du conte lointain et la gravité d’un drame humain", souligne l'auteur sur la quatrième de couverture de cet ouvrage aux accents autobiographiques.

L'auteur et peintre natif de Marrakech figurait déjà dans la sélection de printemps 2017 du jury du Renaudot. Sur la même liste figurait un autre auteur marocain, Abdellah Taïa, retenu pour le roman Celui qui est digne d'être aimé.

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