Accusant le ministère du Transport d' "irrespect": Nouvelle grève annoncée par les taxis individuels

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TAXI TUNISIA
(GERMANY OUT) Taxen warten auf einem Platz in der Innenstadt von Houmt Souk auf der größten amerikanischen Mittelmeerinsel Djerba. Verkehr; öffentlicher Nahverkehr; Tunesien . (Photo by Heuser/ullstein bild via Getty Images) | ullstein bild via Getty Images
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L'Union Tunisienne des Taxis Individuels a déclaré dans un communique publié sur page officielle Facebook, qu'une nouvelle grève sera organisée, et ce suite à ce qu'ils ont qualifié d'"irrespect" de la part du ministère du Transport à l'égard des récentes négociations qui avaient signé l'arrêt de la grève du mois d'octobre 2017.

"Le ministère ne cesse de reporter la publication de ses décisions suite à nos réunions, ce qui a touché à la confiance entre le syndicat et les conducteurs de taxis" lit-on dans le communiqué.

"Nous condamnons ces agissements du ministère qui est dans l'indifférence totale face à la situation des conducteurs de taxis qui subissent quotidiennement des sanctions" ajoute la même source.

L'Union Tunisienne des Taxis Individuels a par ailleurs attribué la totale responsabilité au chef du gouvernement et au ministre du Transport, affirmant que le non-respect de l'éthique de la négociation est inquiétant. "Ce comportement nous oblige à entamer une nouvelle grève, comme ça, nous aurons assumé nos responsabilités face aux conducteurs de taxis ainsi que le peuple" affirme le syndicat.

Le secrétaire général de l'Union Tunisienne des Taxis individuels, Faouzi Khabouchi, avait déclaré sur les ondes de Mosaique FM, que la grève ne sera levée que si une réunion sérieuse est organisée avec les autorités concernées.

Parmi les revendications, une réforme des lois régissant le secteur et notamment la possibilité pour les conducteurs de pouvoir choisir leurs clients la nuit, appelant le ministère de tutelle -à savoir le ministère du Transport- à ouvrir le dialogue à ce sujet.

Réagissant à ces demandes, le Directeur Général des transports terrestres au ministère du Transport Frej Ali avait affirmé que certes "il y a eu des revendications, mais on n'est pas dans l'obligation de tous les accepter".

"Leur demande de pouvoir choisir leurs clients n'est pas réaliste" avait-il affirmé.

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