Le pétrole au plus haut depuis 2015, la tension en Arabie saoudite inquiète

Publication: Mis à jour:
OIL EXCHANGE
A trader works at his desk in front of the German share price index, DAX board, at the stock exchange in Frankfurt, Germany, January 21, 2016. European shares and oil prices held steady at multi-year lows on Thursday after a torrid two days that has wiped trillions of dollars off global markets. REUTERS/Kai Pfaffenbach | Kai Pfaffenbach / Reuters
Imprimer

Les prix du pétrole repoussaient à nouveau leurs plus hauts depuis juillet 2015 lundi en cours d'échanges européens après une opération anti-corruption sans précédent en Arabie saoudite.

Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 62,43 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 36 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de janvier prenait 29 cents à 55,93 dollars.

Le Brent a atteint vers 07H50 GMT 62,90 dollars le baril, tandis que le WTI a touché à la même heure 56,28 dollars, à leur plus haut depuis juillet 2015.

"Il n'y a aucun doute que l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et ses partenaires ont fait grimper les prix récemment, mais les investisseurs pétroliers vont devoir désormais intégrer un nouveau risque politique" en Arabie saoudite, a commenté Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

Des dizaines de princes, ministres et hommes d'affaires ont été arrêtés pour "corruption" en Arabie saoudite dimanche, lors d'une purge sans précédent qui a confirmé l'emprise croissante du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Cette opération coup de poing intervient en effet au moment où le prince Mohammed, 32 ans, fils du roi Salmane (81 ans), ne cesse de consolider son pouvoir au milieu de changements économiques et sociaux inédits dans le royaume ultra-conservateur.

L'Arabie saoudite est le premier exportateur mondial et la figure de proue de l'accord de réduction des extractions qui lie l'Opep à d'autres producteurs, dont la Russie, pour abaisser l'offre mondiale et faire remonter les prix.

Toute instabilité dans le pays menace donc de perturber le marché mondial du pétrole.

"Les soutiens du prince Mohammed maintiennent que les arrestations ne servait qu'à combattre la corruption, mais il semblerait qu'elles servent à consolider le pouvoir. Reste à voir si cela endiguera une bataille de succession ou si, au contraire, cela la déclenchera", ont commenté les analystes de RBC Capital Markets.

"Nous ne nous attendons pas à ce que (l'opération anti-corruption, ndlr) mène à de grands changements de politique pétrolière. Le prince a l'air complètement engagé dans l'effort de renouveler l'accord jusqu'à fin 2018", ont-ils ajouté.

Le renouvellement de l'accord, qui engage pour l'instant ses participants jusqu'en mars 2018, devrait être au menu des réunions qui auront lieu le 30 novembre à Vienne entre l'Opep d'une part et tous les signataires de l'accord de l'autre.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.
Loading...