Le premier ministre libanais, Saad Hariri, annonce sa démission-surprise depuis Ryad

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SAAD HARIRI
Lebanon's Prime Minister Saad al-Hariri gestures as he talks at the governmental palace in Beirut, Lebanon August 10, 2017. Picture taken August 10, 2017. Dalati Nohra/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. | Handout . / Reuters
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A la surprise générale, le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé ce samedi sa démission depuis Ryad en Arabie Saoudite où il était en visite.

Dans un discours diffusé par la chaine saoudienne Al Arabiya, Hariri a accusé ouvertement Hezbollah chiite et l'Iran de "mainmise" sur le Liban et en disant craindre pour sa vie.

La démission, totalement inattendue, intervient un an après sa nomination. Les observateurs de la scène politique libanaise ne manque pas de la relier aux pertes subies par l'Arabie saoudite en Syrie. "Vaincue en Syrie, ils veulent allumer le Liban", affirment-ils.

Pour l’ancien président libanais Michel Sleiman, le LIban est entré dans un tunnel obscur et il convient de serrer les rangs pour s'en sortir

Le rédacteur en chef du journal libanais Al Akhabar, Pierre Abi Saab, estime pour sa part que l'Arabie Saoudite a entamé sa stratégie pour la destabilisation du Liban. Soit. Mais ca ne sera pas la première guerre que les Al Saoud perdront. Celle-ci sera coûteuse pour tous"

Pour le rédacteur en chef de Beirutpress, Ghassan Jawad, affirme que "l'Arabie va mener sa dernière bataille au Liban" et qu'il "serait honteux d'accepter d'être gouverné par la "marionnette" qu'est Saad Hariri.

L'homme politique et parlementaire Walid Joumblatt préfère, quant à lui, tourner en dérision les "craintes" de Hariri pour sa vie. Il rappellera, dans ce sens, au "réfugié" au royaume wahabbite le verset coranique affirmant que la mort peut nous rattraper même dans les palais les plus fortifiés.

Beaucoup d'internautes libanais s'interrogent sur le choix du lieu de la démission et son sens. D'autres s'intérrogent même si Saad Hariri n'était pas en "résidence surveillée"

Cette démission-surprise annoncée depuis Ryad est sans nulle doute imposée par l'Arabie Saoudite. Dans sa guerre ouverte avec l'Iran, Ryad augmente la pression sur un pays arabe dont la fragilité ne peut supporter le poids des jeux géopolitiques dans la région.

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