Une trentaine de plaintes d'abus sexuels en trois mois contre des personnels de l'ONU

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UNITED NATIONS PEACEKEEPING
Brazilian U.N. peacekeepers salute during an event marking an end of the Mission of United Nations for the Stabilization in Haiti (MINUSTAH), at the U.N. headquarters in Port-au-Prince, Haiti October 5, 2017. REUTERS/Jeanty Junior Augustin | XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters
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ABUS SEXUELS - Entre le 1er juillet et le 30 septembre, 31 plaintes d'abus sexuels présumés à l'encontre de personnels de l'ONU ont été recensées dans le monde, a affirmé ce vendredi 3 novembre le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.

Cette comptabilité entre dans la politique du secrétaire général Antonio Guterres d'une tolérance zéro en matière de violences sexuelles commises par des personnels civils et militaires de l'ONU et d'une volonté de transparence, a-t-il précisé lors de son point-presse quotidien.

Les faits relatifs à ces plaintes n'ont pas encore été tous confirmés et certaines d'entre elles n'en sont qu'à une phase d'enquête préliminaire, a ajouté le porte-parole.

Sur les 31 plaintes, 12 visent des personnels dans des opérations de maintien de la paix, 19 des employés d'agences ou de programmes de l'ONU. Dix sont liées à des abus sexuels, 19 à de l'exploitation sexuelle, et 2 sont de nature encore inconnue.

Parmi les organisations concernées, 15 plaintes visent des employés du Haut commissariat aux Réfugiés, 4 concernent la mission de paix Monusco en RDCongo, 3 celle au Liberia, 2 l'opération en Centrafrique et 1 plainte cible un membre de l'UNICEF (agence chargée de la protection des enfants).

14 enquêtes déclenchées

Les faits présumés ont été commis pour 12 d'entre eux en 2017, 2 en 2016, 6 en 2015 ou lors d'années précédentes. La date de 11 faits dénoncés n'est pas connue, a indiqué Stéphane Dujarric.

Dans les 31 plaintes, 38 hommes sont soupçonnés et 72% des 36 victimes présumées sont des femmes, 19% des filles.

Au cours de la même période de trois mois, 14 enquêtes ont été déclenchées, a enfin déclaré le porte-parole.

En application de la nouvelle politique d'Antonio Guterres, l'ONU a développé un outil informatique pour recenser tous les personnels de l'ONU ayant été soupçonnés d'abus sérieux ou d'exploitation sexuelle. Un effort a aussi été entrepris dans la formation des personnels avant leur déploiement et la sensibilisation des pays contributeurs de troupes.

Depuis une douzaine d'années, une pléiade d'affaires d'abus sexuels ont terni plusieurs opérations de paix dans le monde. Parmi les pays concernés, figurent la Centrafrique, la RDCongo, la Côte d'Ivoire, la Somalie, le Soudan, l'Afghanistan ou Haïti.

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