Réfugié en Tunisie, ce Syrien trouve l'amour et une nouvelle vie s'annonce pour lui

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UNHCR/Slim Khalaf
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L'amour a été le remède pour ce jeune syrien, réfugié en Tunisie depuis 2014. Chawket Cheikh Mohammed, 30 ans, a récemment passé la bague au doigt de Asma, sfaxienne de 22 ans, étudiante en médecine.

Voici leur histoire telle que rapportée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

C'est l'histoire d'une union qui défie les traditions familiales pour Asma et la tristesse d'être loin de sa famille pour Chawket, mais également des obstacles administratifs.

Chawket et Asma se sont connus sur Facebook. Lui vivait alors dans la capitale Tunis et avait du mal à trouver un emploi. Elle l'encourage à déménager à Sfax, là où le père de Asma l'aide à trouver un emploi. Le jeune homme travaille comme charpentier, grâce à des compétences qu'il avait acquises de son oncle, quand il était à Alep.

Le temps passe doucement et l'amour ne tarde pas à s'installer. "Elle m'a aidé et soutenu depuis le début, quand je me sentais étranger dans ce pays", s'est exprimé Chawket à l'UNHCR.

Mais Chawket ne trouve pas tout de suite le courage d'exprimer ses sentiments, conscient qu'à Sfax, les jeunes se mariaient généralement à des membres de leur communauté.

Quand le jeune homme ose enfin avouer ses sentiments à sa dulcinée, les proches de cette dernière s'opposent à leur union. Mais avec le soutien de son grand-père et la détermination du couple, ils gagnent finalement la bénédiction de la famille.

Mais les tracas ne sont pas encore finis. Le jeune syrien n'a pas ses papiers en règles.
Il fait alors appel au soutien de l'UNHCR. Une fois enregistré par l'organisation, il peut alors bénéficier de l'assistance humanitaire et de la protection légale que le HCR offre aux réfugiés.

Avec l'aide de l'UNHCR, Chawket obtient un permis de travail, et désormais, il jouit aussi d'une résidence permanente en Tunisie. Une fois ses papiers en règle, il peut aussi se marier sans problème.

Le grand jour arrive, un mariage heureux, mais quelque chose tracasse le jeune marié pendant la cérémonie, "C'est très dur de se marier sans la présence de la famille", a-t-il dit, "Cela fait mal quand on regarde autour sans voir les gens qu'on aime parmi les invités".

Chawket n'avait pas vu sa famille depuis 2011, quand la guerre avait éclaté en Syrie. Installés en Turquie, ils n'ont pas pu venir en Tunisie pour assister au mariage, à cause de problèmes de Visa.

Mais malgré l'absence de ses proches, Chawket se sent chanceux d'épouser Asma, "J'ai été privé de ma famille et de mon foyer, mais je pense que Dieu a remplacé ce vide par quelque chose de meilleur même", a-t-il révélé.

Bonne nouvelle, grâce à son statut de résident temporaire, le jeune syrien pourra aussi inviter sa famille à venir le visiter en Tunisie, après six années de séparation, "Il sera possible pour nous de nous réunir enfin".

Une nouvelle vie commence pour les deux tourtereaux. Chawket a même entamé une formation professionnelle pour devenir chef pâtissier. Il rêve d'ouvrir sa pâtisserie qui mêlera les spécialités tunisiennes et syriennes. Sa façon à lui de raconter son histoire.

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