La radio pirate "Al Qurân Al Karim" fermée par la force publique suite à une décision de la HAICA

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La radio pirate "Al Qurân Al Karim" vient d'être fermée de force. Son matériel de diffusion a été saisi, ce jeudi 2 novembre 2017, par la HAICA (Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle). Cette radio qui émettait illégalement n'a pas obtenu d'autorisation pour diffuser ses programmes, explique le président de la Haica, Nouri Lajmi, dans une conférence de presse tenue ce vendredi. "Malgré les avertissements, cette radio continue de diffuser d'une manière anarchique. C'est un défi contre l'État" ajoute-t-il.

"Son propriétaire n’est autre que le secrétaire général du parti politique Erahma" précise de son côté Hichem Snoussi de la HAICA dans une interview accordée à Radio Med, le 31 octobre dernier.

D'après le règlement, il lui est interdit de gérer la radio, indique Snoussi en ajoutant qu'elle dispose, également, d'un émetteur sans autorisation. "C'est la HAICA qui autorise ces émetteurs qui sont uniquement dédiés aux radios associatives" argue-t-il.

Pire encore, ladite radio collecte aussi des dons en faveur des associations, et ce sans le moindre contrôle, a-t-il fait savoir en regrettant la décision du tribunal administratif qui a avait donné gain de cause, quelques jours plutôt, à "Al Qurân Al Karim" de diffuser ses programmes sans l'aval de la HAICA. "Avec une telle décision, on ne fait qu'encourager le piratage en Tunisie" a-t-il estimé.

Réagissant à cette décision, la radio "Al Qurân Al Karim" a qualifié d'illégale la décision de la HAICA et a annoncé qu'elle portera plainte contre cet agissement. "Aucun préavis n'a été émis pour entamer la perquisition" a déclaré un animateur de la radio.

Ce n'est pas la première fois que cette radio pirate est fermée et ses locaux perquisitionnés. Deux ans en arrière, la HAICA a entamé la même procédure en saisissant ses équipements. Mais, la radio a saisi le tribunal administratif et a remporté son procès.

Selon la HAICA, de nombreux dépassements ont été détectés au niveau de la scène médiatique tunisienne. À l'instar de la radio "Al Qurân Al Karim", la télévision Zitouna est en train de diffuser sans autorisation légale, malgré les nombreux avertissements. La HAICA a estimé que ces dépassements sont dangereux et représentent un bras de fer contre l'État et les règlements en vigueur.

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