Appelant à une loi leur accordant plus de protection: Plusieurs syndicats sécuritaires menacent de ne plus protéger les députés

Publication: Mis à jour:
TUNISIA POLICE
Members of the Tunisian security forces block the road with vehicles along Bardo Square, outside parliament in the capital Tunis on July 6, 2017, calling for the acceleration of the adoption of a law to protect policemen, following the latest attacks against their agents.A Tunisian policeman died on July 1, 2017 from severe burns sustained earlier the week prior when he was hit by a molotov cocktail during clashes in the central Sidi Bouzid region, according to an Interior Ministry statement. / | FETHI BELAID/AFP/Getty Images
Imprimer

Le syndicat des agents de la direction générale des unités d’intervention, le syndicat des agents de la sûreté publique et l’union nationale des syndicats des forces de sécurité tunisiennes ont publié mercredi suite à l'attaque au couteau contre deux policiers au Bardo, un communiqué commun au sein duquel, ils expriment leur déception face à la réaction du président de l'Assemblée des représentants du peuple Mohamed Ennaceur.

arer

Dans ce communiqué les syndicats reprochent à l'Assemblée des représentants du peuple de "donner la priorité à l'écoute de la société civile au détriment des vies des agents de sécurité", remettant en cause "les promesses faites par le pouvoir législatif à la suite des protestations organisées devant l'Assemblée le 06/07/2017".

Pour eux, l'Assemblée ne prend pas au sérieux le travail des agents de sécurité ce qui risque d'avoir "un impact négatif sur leur rendement" selon la même source.

Face à ces "dangers", les syndicats ont appelé à des mouvements de protestations le 03 novembre prochain de la part des agents de sécurités et ont donné "15 jours à l'Assemblée des représentants du peuple pour présenter en plénière le projet de loi relatif à la répression des atteintes contre les forces armées".

Si ce délai n'est pas respecté, les syndicats prévoient de nouveaux mouvements de protestations pour le 21 novembre mais également "la levée de la protection de tous les députés et de tous les présidents de partis représentés à l'ARP" indique le communiqué.

Dans une déclaration accordée mercredi, suite à l'attaque au couteau contre deux policiers, le président de l'Assemblée des représentants du peuple Mohamed Ennaceur avait indiqué que le projet de loi relatif à la répression des atteintes contre les forces armées est actuellement à l'étude au niveau des commissions parlementaires.

"Plusieurs réunions se sont déroulées le concernant. Une session devrait avoir lieu prochainement avec la société civile, qui ont des propositions concernant ce projet de loi. Nous devons certes protéger nos forces de sécurités, mais d'un autre côté nous devons aussi protéger les droits de l'Homme, un droit constitutionnel" a-t-il ajouté.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.