Les belles histoires des Semaines du film européen, demandez le programme!

Publication: Mis à jour:
SFE
DR
Imprimer

CINÉMA - Place aux belles histoires dans les salles obscures. Du 13 au 28 novembre, à Rabat, Casablanca, Marrakech et Tanger, les Semaines du film européen sont de retour avec une sélection comme toujours pointue et qui promet de ravir les cinéphiles.

Au menu, des longs-métrage, présentés ou récompensés dans des festivals européens aussi prestigieux que Cannes, Berlin, et San Sebastian, mais aussi trois courts-métrages venus de Syrie, du Liban et du Maroc. Tour d'horizon des histoires les plus amusantes, palpitantes, angoissantes, émouvantes et poignantes, pour vivre la magie du cinéma sur grand écran.

Après la présentation l'an passé de "Moi, Daniel Blake" de Ken Loach, sacré Palme d’or au Festival de Cannes en 2016, les Semaines du film européen offre une nouvelle fois au public l'occasion de découvrir une Palme d'or. Celle-ci a récompensé en mai dernier le film suédois "The Square", de Ruben Östlund, satire du milieu de l'art et comédie joyeusement cynique.

Autre film récompensé, au festival de San Sebastian cette fois-ci où il a été distingué du prix du Meilleur scénario, "Que Dios nos perdone" est un thriller espagnol réalisé par Rodrigo Sorogoyen, une enquête menée à Madrid sur un serial killer sur fond de visite imminente du Pape Benoît XVI et de l'émergence du mouvement des "indignés".

Présenté en compétition officielle au dernier festival de Cannes, cet instantané d’une famille bourgeoise européenne est livré par l'Autrichien Michael Haneke et servi par une brochette d'acteurs français, dont Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz.

Figurant également en compétition officielle lors du dernier festival de Cannes, "La lune de Jupiter" se présente comme une fable moderne. Le film hongrois a été salué par la critique pour l'audace de sa mise en scène signée Kornél Mundruczó. Le pitch? Peu après s'être fait tirer dessus alors qu'il traversait illégalement la frontière, un jeune migrant découvre qu'il a le pouvoir de léviter...

La question des réfugiés est aussi présente dans le film finlandais "L'autre côté de l'espoir", signé Aki Kaurismäki et qui lui a valu l'Ours d'argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin. Le cinéaste finlandais aborde avec son humour pince-sans-rire deux destins se croisant à Helsinki: Wikhström, quinquagénaire qui décide de changer de vie, et Khaled, jeune réfugié syrien échoué dans la capitale par accident...

Autre film, autre angle. Bien qu'abordant la guerre en Syrie, le film "Une famille syrienne" n'aborde pas la question des réfugiés, mais celle des familles restées piégées par les bombardements dans leur pays natal. Le film belge réalisé par Philippe Van Leeuw, qui met notamment en scène l'actrice palestinienne Hiam Abbass, a été récompensé du Prix du public au dernier festival de Berlin, où "Une famille syrienne" a été présenté dans la section Panorama.

Et parfois, pas besoin de guerre pour vivre une situation de détresse. C'est ce que l'on découvrira dans "Taxi Sofia", une coproduction bulgaro-germanique particulièrement applaudie et présentée dans la section Un certain regard au dernier festival de Cannes. Le film présente des histoires parallèles, liées à six taxis qui roulent dans Sofia dans l’espoir de trouver un avenir meilleur...

Et parce qu'il n'y a pas que la fiction qui livre de belles histoires, le documentaire français "Visages villages", qui réunit à la réalisation Agnès Varda et le photographe JR, emprunte les codes du road-movie et du cinéma du réel pour présenter une galerie de portraits piochés dans différents villages de France mais aussi (et surtout?) l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage.

Et côté courts...

Trois courts-métrage seront présentés au public. "Un ticket de cinéma", réalisé par Ayoub Layoussifi est une fiction marocaine récompensée du prix du scénario au Festival national du film de Tanger. On y découvre un petit garçon, Hassan, bien décidé à aller voir un film présenté en dernière séance avant la fermeture d'un cinéma.

Une autre histoire d'un petit garçon est abordé dans "Cargo", un court-métrage libanais présenté en compétition au Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger et au Beirut international film festival. Le film, signé Karim Rahbani, suit Abboudi, petit garçon syrien perdu dans Beyrouth avec son grand-père. Le petit-fils va devoir jouer les adultes en quête d'un médicament pour rendre la mémoire au vieil homme...

Le dernier court-métrage présenté se nomme "Mare nostrum" et vient de Syrie. Réalisé par Rana Kazkaz et Anas Khalaf, il a été présenté en compétition au célèbre festival du film de Sundance. Sur un rivage de la Méditerranée, un père syrien prend une terrible décision mettant la vie de sa fille en danger...

Les Semaines du film européen se tiendront à:
  • Rabat du 13 au 20 novembre au cinéma La Renaissance (2 séances par jour, à 18h30 et 21h)
  • Casablanca du 15 au 22 novembre au cinéma Rif (séance à 20h)
  • Marrakech, du 17 au 24 novembre au cinéma Le Colisée (séance à 19h)
  • Tanger du 21 au 28 novembre au cinéma Rif (séance à 19h)
LIRE AUSSI: