Doing Business 2018: Le Maroc perd une place

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ÉCONOMIE - Après un joli bond de 7 places dans le Doing Business de 2017, le Maroc trébuche et perd une place dans l’édition 2018 du fameux classement de la Banque mondiale. Le royaume se place ainsi en 69e position (sur 190 pays) avec un score de 67,91 points, soit un léger recul de 0,03 point par rapport à l’année précédente.

L’institution internationale reproche surtout au Maroc ses contreperformances dans le domaine du raccordement électrique avec un coût qui représente 1791% du revenu par habitant, largement supérieur à la moyenne de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA) qui se situe autour de 780% ainsi que la fiabilité de l’approvisionnement et la transparence des tarifs qui laissent à désirer.

Autre doléance, le transfert de propriété "qui rend difficile de faire des affaires", notamment avec le retard aux indicateurs à caractère légal et réglementaire.

Le Maroc fait toutefois amende honorable et "confirme sa place de leader en Afrique du Nord", selon le chef du gouvernement, loin devant la Tunisie (88e place), l’Égypte (128e) et l’Algérie (166e). Le Maroc arrive également à se hisser au 3e rang parmi les pays de la région MENA, juste derrière les Émirats arabes unis (21e place) et le Bahreïn (66e), et devance pour la première fois le sultanat d’Oman (71e).

En ce qui concerne l’indicateur de création d’entreprises, le Maroc se place en 35e position et reçoit les félicitations de la Banque mondiale qui salue les réformes mises en places pour améliorer le climat des affaires. L’institution internationale a tenu compte de la réduction de la durée de création d’une entreprise suite à la mise en oeuvre de la suppression de l’apposition de timbres physiques avec l’utilisation du système intégré de taxation.

S’agissant de l’indicateur du paiement des taxes et impôts, le rapport salue la facilitation de la procédure de paiement grâce à la simplification et la généralisation des procédures de la télédéclaration et du télépaiement de l’impôt sur les sociétés (IS), de l’impôt sur le revenu (IR), de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des cotisations à la sécurité sociale, outre l’amélioration et le renforcement des services en ligne au profit de l’entreprise.

Autre performance notable, le progrès réalisé par le Maroc en matière de protection des investisseurs minoritaires. Le royaume se hisse au 62e rang au niveau mondial, soit une progression nette de 25 places par rapport à l’édition précédente et de 60 places par rapport à 2015. La performance enregistrée au niveau de cet indicateur est attribuée à la réforme de la loi relative aux sociétés anonymes (Loi 78-12), explique le département du chef du gouvernement, précisant que cette réforme, qui vise à faciliter et simplifier davantage les procédures de constitution et de fonctionnement des sociétés anonymes, permettra d’instaurer une sécurité juridique et une stabilité réglementaire, ce qui constitue un gage pour attirer les investissements.

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