Foule des étudiants devant l'IF: "Un cas très ordinaire", selon Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement

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Hamdi Baala/HuffPost Algérie
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La foule de centaines d'étudiants qui s'est amassée dimanche devant l'Institut français (IF) d'Alger pour s'inscrire au test de connaissance de français (TCF), pièce nécessaire dans les dossiers de demandes de bourses d'étude "est un cas très ordinaire" selon Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement supérieur.

Des centaines de personnes, des étudiants principalement, se sont rendus dimanche 29 octobre 2017 à l'Institut Français d'Alger pour s'inscrire à un examen de langue, le Test de connaissance du français (TCF). Les inscriptions, qui se déroulaient auparavant sur Internet, étaient censées débuter dans la matinée mais ont connu un couac d'organisation.

Les étudiants qui se sont rendues dès les premières heures du matin ont ainsi trouvé les portes fermées. Des images, partagées en masse sur les réseaux sociaux, montraient une chaîne humaine interminable, longeant les quatre façades de l'enceinte de l'Institut.

Après le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le RND (Rassemblement national démocratique), le responsable de la tutelle, Tahar Hadjar, a ainsi déclaré à la chaîne de télévision privée, Ennahar, que cette chaîne était "un cas très ordinaire". "Ce ne sont que des étudiants à la quête du savoir, qui désirent poursuivre leurs études à l'étranger", a-t-il déclaré.

Tahar Hadjar réagissait notamment à des interprétations tendancieuses sur les réseaux sociaux, critiquant ces étudiants après la diffusion en masse des images du désordre devant cet institut.

Le ministre a déclaré que "ces étudiants ne sont pas très différents des Algériens qui affluaient en masse aux universités Zitouna et Al Azhar".

Dans un communiqué, le RND a regretté que "certains veulent défigurer l'image de l'Algérie" à travers la mise en avant d'images de jeunes venus en masse pour passer un teste de niveau dans la langue française.

Pour le parti d'Ahmed Ouyahia, "il ne s'agit que d'un test annuel de niveau de la langue française qui se déroule chaque année pour pouvoir continuer leurs études en France." Le RND soutient qu'il ne s'agit nullement de "harrga" mais de " jeunes en quête du savoir", citant le hadith du prophète "cherchez le savoir même en Chine"

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