Puigdemont "relève le défi du 21 décembre" et participera aux élections, mais pour l'instant il reste en Belgique

Publication: Mis à jour:
PUIGDEMONT
Dismissed Catalonia's leader Carles Puigdemont (C) arrives to address media representatives at The Press Club in Brussels on October 31, 2017. Puigdemont, dismissed by the Spanish government on October 27, after Catalonia's parliament declared independence, reportedly drove hundreds of kilometres (miles) to Marseille in France and then flew to Belgium. / AFP PHOTO / BELGA / NICOLAS MAETERLINCK / Belgium OUT (Photo credit should read NICOLAS MAETERLINCK/AFP/Getty Images) | NICOLAS MAETERLINCK/AFP/Getty Images
Imprimer

CATALOGNE - Il a alterné entre le français, le catalan et l'espagnol. C'est une allocution polyglotte et décousue que Carles Puigdemont a livrée depuis Bruxelles ce mardi 31 octobre au moment où la Cour constitutionnelle espagnole suspend la déclaration d'indépendance de la Catalogne.

Il a dénoncé "l'agressivité du gouvernement espagnol" qui a lancé une procédure judiciaire contre le gouvernement catalan. "C'est une plainte qui poursuit des idées et non des faits. Elle requiert 30 ans de prison", a lancé le président destitué de la Catalogne.

"Nous prenons les élections du 21 décembre comme un défi démocratique et nous n'avons pas peur. C'est en votant qu'on résout les problèmes. Nous respecterons les résultats", a déclaré Carles Puigdemont demandant un engagement aussi clair de la part du gouvernement de Mariano Rajoy et des dirigeants des principaux partis.

En clair, il accepte l'idée que Madrid qui a repris la main avec la convocation de ces élections que lui-même n'a pas souhaité provoquer. En disant aussi qu'il faut "freiner" le processus d'indépendance pour ne pas prêter accroître la pression et accentuer le risque de troubles, il calme le jeune vis-à-vis du pouvoir espagnol.

Pas d'asile en Belgique

Carles Puigdemont a également été interrogé sur le sens de son déplacement en Belgique, "Je ne suis pas là pour demander l'asile mais je suis à Bruxelles parce que c'est la capitale de l'Europe", a-t-il précisé à une demande d'un journaliste, exhortant les autorités européennes à "réagir".

"Je suis là pour agir en toute sérénité et en toute sécurité", a poursuivi le Catalan sans beaucoup de clarté sur les conditions qui le pousseront à revenir en Catalogne. "Si j'ai la garantie d'un traitement juste", se contente-t-il de dire.

Plus d'informations à suivre dans quelques instants...

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.