L'échec de l'élection d'un président à l'ISIE imputé à des "calculs partisans" selon Adel Brinsi, membre de l'Instance

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The international press center is pictured in Tunis on October 22, 2011, on the eve of historic national election in Tunisia. Tunisian voters on October 22 weighed their choices on the eve of the Arab Spring's historic first elections nine months after the surprise toppling of strongman Zine el Abidine Ben Ali that started it all. Campaigning ended at midnight for the vote the previously banned Islamist Ennahda party is tipped to win, with the ISIE independent polling commission reminding candid | LIONEL BONAVENTURE/AFP/Getty Images
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"L’échec du parlement pour la quatrième fois consécutive à élire un président à la tête de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) vient démontrer vraisemblablement que ce blocage ne serait pas lié aux personnes, mais plutôt à des calculs principalement partisans", a estimé mardi Adel Brinsi, membre de l'ISIE.

Joint par l’agence TAP, Brinsi a appelé l'ensemble des acteurs politiques à faire preuve d’engagement et de responsabilité, au regard de l’étape délicate que traverse le pays.

Selon lui, la question de l'élection d’un président à la tête de l'ISIE et de l'opération du tirage au sort des candidats est tombée dans un "cercle vicieux" qui doit être brisé pour préserver l'image de la Tunisie et plus particulièrement la réputation de l'Instance électorale.

Adel Brinsi a estimé qu’ "il n'est pas dans l'intérêt d'aucune partie d'entraver le travail de l'ISIE" qui, à ses yeux, "devrait être prête à toute éventuelle échéance".

La proposition formulée par certains élus du peuple et qui prévoit la désignation par l’ISIE d’un ou deux candidats à la présidence du Conseil de l’Instance pour accroitre les chances d’éligibilité risque de priver des membres du conseil de ce droit, a, d’autres part, souligné Brinsi.

"La loi accorde le droit à tous de se porter candidat. Il n'est donc pas permis de priver des membres du conseil de ce droit", a-t-il expliqué.

"Toutefois, si la loi avait autorisé aux membres du conseil de l'ISIE de désigner un président à la tête de leur instance, ce blocage aurait du être brisé", a-t-il dit.

"Si cette option pouvait débloquer la situation, nous serions prêts à se concerter et à pousser dans ce sens, à condition que le parlement apporte, à son tour, une garantie de consensus autour de l’un des candidats proposés, mettant ainsi fin à ce chapitre qui a longtemps perduré", a-t-il ajouté.

Réunie lundi en plénière, l’Assemblée des représentants du peuple a échoué pour la quatrième fois consécutive à élire un président à la tête de l'ISIE, "en dépit d’un consensus préliminaire autour de l'un des candidats en lice", selon certains députés.

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