Carthage et l'Antiquité au XIXe siècle en Tunisie objets d'une conférence à l'université de Columbia à New York

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CARTHAGE HISTORY
ITALY - JULY 29: Center, Regulus departing for Carthage, below, Caesar's death, left, Muzio Scaevola before Porsena, right, Marcus Curtius throwing himself into the chasm to save Rome, by Felice Giani (1758-1823), Sanguinetti Palace, Bologna, Emilia-Romagna. Italy, 19th century. (Photo by DeAgostini/Getty Images) | DEA / ARCHIVIO J. LANGE via Getty Images
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"La découverte de l'ancienne Carthage et la réception de l'Antiquité au XIXe siècle en Tunisie" est l'intitulé de la conférence qui sera présenté par l'historien de l'art et conservateur tunisien Ridha Moumni à la prestigieuse université de Columbia à New York, le 2 novembre prochain.

Ridha Moumni a étudié l'histoire de l'art et l'archéologie à Paris à l'université de la Sorbonne. Lauréat de plusieurs prix, il a été le premier boursier tunisien à l'Académie française de Rome (Villa Médicis). Conservateur d'expositions de photographie et d'art moderne, il était le commissionnaire de l'exposition l' "Éveil d'une Nation" avec la Fondation Rambourg. Moumni est actuellement le commissionnaire de la création du musée d'art Qsar es-Saïd, futur musée de l'ère ottomane en Tunisie.

"À Tunis, les premières collections d'antiquités ont été établies aux XVIIIe et XIXe siècles. Les consuls européens, les savants étrangers et les commerçants internationaux ont acquis la plupart des vestiges archéologiques alors disponibles de l'ancienne ville de Carthage. Qu'elles soient issues de leurs goûts personnels, de considérations commerciales ou d'un désir de distinction culturelle, elles enrichissent les collections des grands musées européens. Cette pratique de collecte ne s'est pas limitée aux étrangers, mais a également touché la classe dirigeante locale", c'est ainsi qu'on présente l'importance de la conférence.

Et d'ajouter: "Les ministres et le Bey lui-même constituaient de riches collections, dont les plus célèbres appartenaient aux principales familles tunisiennes du XIXe siècle. Fruit d'un effort soutenu, ces collections avaient une notoriété dépassant le pays, garantissant la notoriété de leurs propriétaires au niveau transnational, comme lors de leur exposition à l'Exposition universelle de 1855 et 1873. La classe dirigeante tunisienne a rapidement pris conscience des enjeux de leur patrimoine culturel, autrefois ignoré, qui est devenu un important référent de l'identité nationale avant la colonisation française en 1881".

À noter que Ridha Moumni était également l'invité du British Museum de Londres en février 2017 pour présenter une conférence sur le thème: "Redécouvrir Carthage: Les Européens, les Tunisiens, et la course aux antiquités".

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