Le procès de l'attentat du Bardo s'ouvre -à nouveau- aujourd'hui, les avocats des victimes françaises dénoncent

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BARDO MUSEUM ATTACK
A general view is pictured inside the national Bardo museum, in Tunis March 27, 2015. Tunisia said on Thursday that the attack on a Tunis museum last week was launched by a cell of 23 militants, including an Algerian and Moroccans, with overlapping allegiances to a number of hardline islamist groups. Tunisian Interior Minister Najem Gharsalli said 80 percent of the group had already been arrested over the killing of 20 tourists including Japanese, French and Italians in an attack claimed by the | Zoubeir Souissi / Reuters
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Après avoir été reporté en juillet dernier, le procès de l'attentat du Bardo démarre mardi à Tunis dans des conditions d'organisation dénoncées par les avocats des victimes françaises.

Présents à Tunis pour le procès alors qu'ils n'ont eu aucune invitation formelle selon France Tv Info, les avocats des victimes de l'attentat reprochent une mauvaise organisation de l'audience: Avant le début du procès, ils s'interrogeaient encore s'ils allaient avoir droit à un traducteur et si leurs confrères tunisiens allaient se manifester.

"Venir nous expliquer que les victimes, nos clients, pourraient être représentées par des avocats qu’elles ne connaissent pas, parce qu’ils ont été commis d’office, serait une erreur fondamentale" a affirmé Gérard Chemla, avocat de plusieurs victimes de l'attentat à France TV Info.

Ces problèmes d'organisations agacent les avocats des victimes qui ont demandé une traduction complète du dossier mais aussi une liaison possible avec la France afin que des victimes puissent s'exprimer en vidéo conférence rapporte la même source.

Le 11 juillet dernier devait se dérouler le procès de l'attentat du Bardo qui a coûté la vie à 21 touristes étrangers et à un policier tunisien lors d'une attaque terroriste le 18 mars 2015. Il a finalement été reporté dans un premier temps au 03 octobre avant d'être fixé pour le 31 octobre.

21 personnes en état d'arrestation devaient comparaitre devant la justice, 3 autres en état de liberté ne s'étaient pas présentées.

Philippe de Veulle, avocat de cinq des victimes françaises avait pointé du doigt "les manquements sécuritaires de l'Etat tunisien": "Sur les quatre gardes affectés ce jour-là à la surveillance du musée, trois effectuaient leur pause de midi à la buvette, le quatrième était malade. S'ils avaient été en poste, il y aurait eu moins de victimes", explique-t-il en demandant des comptes au président Béji Caid Essebsi dans une interview accordée au Parisien le 11 juin dernier.

En novembre 2016, certains familles des victimes de l'attentat du Bardo ont refusé une invitation pour une cérémonie d'hommage du président de la République tunisienne Béji Caid Essebsi aux victimes en la qualifiant de la "poudre aux yeux médiatique" au vu du "piétinement de l'enquête".

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