Pour marquer sa désapprobation de la loi de Finances 2018, la présidente de l'UTICA menace d'une grève générale dans le secteur privé

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WIDED TUNISIA
Wided Bouchamaoui, president of Tunisian Confederation of Industry, Trade and Handicrafts (UTICA) and member of the Tunisia's National Dialogue Quartet, is seen after a meeting at the Elysee Palace in Paris, France, October 16, 2015. Tunisia's National Dialogue Quartet won the Nobel Peace Prize for helping build democracy in the birthplace of the Arab Spring, an example of peaceful transition in a region otherwise struggling with violence and upheaval. REUTERS/Charles Platiau | Anis Mili / Reuters
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Après une désapprobation totale du projet de loi de Finances 2018 et une menace de se retirer du pacte de Carthage, voilà que la présidente de l'Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Wided Bouchamaoui réitère, dans une déclaration au micro de Mosaique FM, son possible retrait du pacte de Carthage si jamais le projet de loi de Finances 2018 est adopté par l'ARP.

"En tant qu'entreprises du secteur privé, nous avons besoin de stabilité fiscale. Nous sommes contre un changement des impositions chaque année. L'État fait face à un volume énorme de dépenses et traite la question comme un tabou. La seule solution qu'il a trouvé pour renflouer les caisses c'est l'entreprise privée qui elle, paye ses impôts" a-t-elle déclaré.

Wided Bouchamoui a également laissé entendre que des grèves dans le secteur privé pourraient être organisées.

"Ceci va à l'encontre de l'investissement, de l'export et de la création d'emplois" a-t-elle ajouté.

Il s'agit de la deuxième fois que la présidente du patronat tunisien menace de se retirer du pacte de Carthage.

"Si le projet de loi de finances demeure inchangé, on va se retirer du pacte de Carthage", a-t-elle martelé, lundi 23 octobre 2017, dans une interview accordée à Shems Fm.

L'organisation patronale avait exprimé, dans un communiqué, sa désapprobation du projet de loi de Finances 2018, qui aurait "ignoré ses recommandations".

Elle a par ailleurs estimé qu'il affecte la pérennité de l'institution économique et la menace dans sa stabilité et son existence.

L'UTICA avait également appelé à mettre en place un contrat de responsabilité entre le gouvernement, les partis politiques qui le soutiennent, et les partenaires sociaux autour de valeurs et d'objectifs chiffrés, avec un partage des responsabilités et une obligation de résultat.

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