Tariq Ramadan se dit "cible d'une campagne de calomnie" qui fédère "ses ennemis de toujours"

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TARIQ RAMADAN
Author Tariq Ramadan is seen during an interview with Reuters in New York April 8, 2010. Ramadan, a Swiss citizen of Egyptian origin who was born in Switzerland, has written extensively on Western Muslims and on Islam. He is president of the thinktank European Muslim Network in Brussels and teaches at Britain's Oxford University. REUTERS/Mike Segar (UNITED STATES - Tags: MEDIA POLITICS RELIGION SOCIETY) | Mike Segar / Reuters
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JUSTICE - Tariq Ramadan est dans la tourmente: après les deux plaintes pour agressions sexuelles et viol qui ont été déposées contre lui la semaine dernière, une troisième femme pense également le dénoncer pour harcèlement et menaces.

L'islamologue continue de nier toutes les accusations à son encontre. Dans un statut posté sur sa page Facebook dimanche soir, il explique être victime "d'une campagne de calomnie" de la part de ses adversaires qui ont "enclenché la machine à mensonges". Il déclare avoir également saisi la justice et déposé une plainte au parquet de Paris pour dénonciation calomnieuse, non sans remercier ses proches de le soutenir "face à ces affabulations", ajoutant qu'il est déterminé à poursuivre un "long et âpre combat" contre ses ennemis.

tariq ramadan

Les commentaires des internautes n'ont pas tardé à fuser, une bataille entre les anti et pro Ramadan sévit. Parmi cette seconde catégorie, ils sont nombreux à soutenir que Tariq Ramadan serait victime d'un complot de la part du "lobby sioniste" et de la classe politique française pour le déstabiliser. D'autres avancent qu'il est innocent car c'est un homme pudique, "respectueux" et "défenseur des droits des femmes", que son comportement n'a rien de celui d'un homme violent et violeur.

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Oxford dans l'embarras

Membre associé de la faculté de théologie d'Oxford où il enseignerait, Tariq Ramadan n'a pas soulevé de polémique outre-manche où l'affaire n'est pas très couverte médiatiquement. La prestigieuse université anglaise s'est prononcé de manière assez discrète le 21 octobre, après la première plainte de Henda Ayari, en envoyant un communiqué déclarant: "Nous sommes au courant de ces accusations et les prenons extrêmement au sérieux. A ce stade, nous ne sommes pas en position d’ajouter d’autres commentaires". Le journal Libération a contacté un porte-parole de l'université qui a déclaré ne pas vouloir commenter davantage l'affaire et ne donne pas de précisions sur le rôle exact de Tariq Ramadan à Oxford.

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