Un site de rencontre pour polygame dans le collimateur des Britanniques

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SecondWife
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SITE WEB - Après AyoPoligami, site indonésien de rencontre pour polygame, c'est un autre site inspiré du même principe qui fait polémique en Angleterre. Si le site "SecondWife" ("seconde épouse") existe depuis déjà quelques années, la diffusion d'un reportage de la BBC a ravivé l'intérêt pour cette petite entreprise, notamment dans le rang des acteurs politiques et associatifs.

Certains dénoncent, selon The Sun, le fait que ce site traite les femmes comme des "objets décoratifs". Pourtant, le site, qui affirme être "le plus important service de rencontre pour polygame" , se vante de réunir plus de 100 000 membres.

"La mauvaise publicité n'existe pas"

"SecondWife" a été fondé en 2014 par Azad Chaiwala, qui, dans une déclaration à la BBC ", explique avoir lancé ce site parce qu'il cherchait lui-même une seconde épouse". Pour Azad Chaiwala, "la mauvaise publicité n'existe pas", comme il le souligne dans une vidéo publiée sur SecondWife, et n'hésite pas à défendre son concept et sa légalité sur les plateaux de télévision.

En effet, plusieurs pointent du doigt le fait que la polygamie soit illégale au Royaume-Uni. Cependant, comme le rappelle la BBC, l'Etat ne peut "empêcher que les cérémonies religieuses non officielles puissent avoir lieu". Autrement dit, les mariages religieux, par la voie de la "Fatiha", entre autres, ne relèvent pas du ressort de l'Etat britannique.

Des critiques en cascades

Dans le reportage de la BBC, Azad Chaiwala multiplie les déclarations chocs, suscitant la colère des téléspectateurs. Il y a ainsi affirmé, selon The Sun, qu'"il existe d'autres manières de pratiquer la polygamie en secret, comme avoir une liaison, la prostitution, etc... Ce n'est pas bon, pour une relation. Ici (le site), c'est plus honorable".

Depuis une semaine, la presse tabloïd britannique s'est emparée de ce sujet, relayant les critiques.Le journal britannique The Evening Standard, cite plusieurs critiques à l'encontre du site. Parmi ces dernières, celle d'Aisha Ali-Khan, 37 ans, ancienne épouse dans famille polygame: "le propriétaire du site pense qu'il donne accès à un service alors qu'en réalité il contribue à la misère potentielle de milliers de femmes pour l'argent".

Le journal cite également Henna Rai, à la tête de l'association "Femmes contre les réseaux de radicalisation" estimant que le site devrait être fermé car il "légitimise une idéologie extrémiste". Jess Phillips, membre du parti travailliste britannique, appelle lui aussi à la fermeture du site.

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