Manifestation à Barcelone, l'Espagne toujours dans l'impasse

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BARCELONA
Pro-unity supporters take part in a demonstration in central Barcelona, Spain, October 29, 2017. REUTERS/Yves Herman | Yves Herman / Reuters
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INTERNATIONAL - Après les indépendantistes ce vendredi, c'est au tour des Catalans qui souhaitent rester dans l'Espagne d'occuper la rue à Barcelone ce dimanche 29 octobre. La région est plus que jamais divisée, deux jours après sa déclaration d'indépendance marquant une rupture sans précédent en 40 ans de démocratie.

"La Catalogne, c'est nous tous!": c'est sur ce même slogan que les organisateurs de ce nouveau rassemblement avaient déjà réussi à mobiliser plusieurs centaines de milliers de personnes contre la sécession, le 8 octobre.

Témoignage de la profonde division de la société catalane, le défilé prévu intervient après un rassemblement de dizaines de milliers de personnes ce vendredi soir, pour la naissance de la "République", célébrée dans le vieux quartier gothique avec des feux d'artifice.

L'appel de l'association organisatrice, la Société civile catalane, est assorti de deux mots: "coexistence" et surtout "seny", ce "bon sens" supposé réunir une majorité des Catalans face à ce que les détracteurs des indépendantistes qualifient de fuite en avant ou de "déraison". Leur but est clair: démontrer que la réalité de ce territoire grand comme la Belgique reste très nuancée.

La manifestation se produira alors que Madrid cherche au plus vite à reprendre en main la Catalogne, dont la déclaration d'indépendance n'a obtenu aucune reconnaissance internationale et où les drapeaux de l'Espagne restent visibles sur les bâtiments de l'Etat.

Officiellement, la région est désormais dirigée directement par la numéro 2 du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, tout le gouvernement catalan, et jusqu'à 150 hauts responsables de l'administration selon la presse, ayant été destitués.

Suivez la situation en direct

  • 12h00: Des milliers de Catalans dans les rues de Barcelone
Des milliers de Catalans décidés à rester en Espagne manifestent dans les rues de Barcelone ce dimanche. Ce rassemblement intervient alors que la Catalogne s'interroge sur l'avenir de Carles Puigdemont, le président indépendantiste de la région destitué par Madrid.

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Aux cris de "Puigdemont en prison", de nombreux Espagnols anti-sécession se dirigent vers l'une des avenues les plus connues de la capitale catalane, le Passeig de Gracia, pour ce rassemblement entouré d'un important dispositif policier.

  • 10h24: 46% des Catalans veulent rester espagnols, contre 42% en juin
Le quotidien espagnol El Pais a publié ce samedi un sondage dans lequel 29% des Catalans affirment être favorables à l'indépendance de la région. 46% d'entre eux souhaitent rester espagnols, tandis qu'ils étaient 42% en juin dernier, relate le journal français Le Parisien.
  • 9h38: "Puigdemont est et restera le président" de la Catalogne

Le chef de file des indépendantistes Carles "Puidgemont est et restera le président" de la Catalogne, a affirmé Oriol Junqueras, le vice-président du gouvernement catalan destitué par Madrid, dans une tribune publiée ce dimanche.

"Carles Puigdemont est et restera le président du pays, et Carme Forcadell est et resta la présidente du parlement, et ce au moins jusqu'au jour où les citoyens décideront du contraire lors d'élections libres", écrit-il dans le quotidien El Punt-Avui, dénonçant un "coup d'Etat contre la Catalogne".

  • trong>9h35: Des Comités de défense de la République de Catalogne appellent à la "résistance pacifique"
  • Malgré une mobilisation ce dimanche, les séparatistes catalans ne s'avouent pas vaincus. Samedi, leur chef de file Carles Puigdemont, destitué de son poste de président catalan par Madrid, a, dans une allocution télévisée, appelé les siens à s'opposer pacifiquement à la mise sous tutelle de l'Etat. Le dirigeant séparatiste n'a pas précisé de quelle manière cette opposition doit se manifester. Mais depuis plusieurs jours, des Comités de défense de la République issus des quartiers appellent à la "résistance pacifique".

    Le quotidien El Pais rapportait aussi ce samedi qu'un gouvernement parallèle, issu de l'Association des municipalités pour l'indépendance, pourrait être mis en place.

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