Près d'un demi milliard de dollars de plus en importations alimentaires en 2017 malgré les licences et les quotas

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ALGIERS PORT
View of Port of Algiers on April 24, 2016, the country's principal maritime facility for general cargo and passengers The transport network is central to realising Algeria's economic growth potential.(Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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Le gouvernement a beau avoir essayé de faire baisser les importations en imposant des licences et des quotas, la facture des produits alimentaires qui ont transité par les douanes les 9 premiers mois de 2017 a augmenté de près de 500 millions de dollars par rapport à 2016.

Selon les chiffres du Cnis (Centre national de l'information et des statistiques des Douanes), la facture globale du Groupe des produits alimentaires et des huiles destinées à l'industrie alimentaire a atteint 7,11 milliards de dollars sur les 9 premiers mois de 2017 (contre 6,64 milliards de dollars sur la même période de 2016).

Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a annoncé récemment que son département ministériel entend réduire les importations du pays à 41 milliards de dollars à la fin 2017 et à 30 milliards de dollars en 2018, et ce, "pour préserver les réserves de change et protéger la production nationale".

L'annonce du ministre est la plus récente de déclarations semblables des responsables algériens depuis la chute des cours de pétrole mais les chiffres des douanes ne suivent pas, concernant les produits alimentaires au moins.

La facture d'importation du Groupe des produits alimentaires (hors huiles) a augmenté à 6,5 milliards de dollars sur les neuf (9) premiers mois de l'année en cours (contre 6,11 milliards de dollars durant la même période de 2016), soit une hausse de 6,4%.

Cependant, sur l'ensemble du Groupe des produits alimentaires, seules les importations des céréales et des viandes ont enregistré une baisse quoique légère.

Ainsi, les céréales (blé dur, tendre...), semoule et farine ont été importés pour un montant de 2,11 milliards de dollars contre 2,13 milliards de dollars, en baisse de 0,72%.

Pour ce qui concerne les laits et produits laitiers, la facture a bondi à 1,15 milliard de dollars entre début janvier et fin septembre 2017, contre 727,5 millions de dollars durant la même période de l'année dernière, en hausse de 58,23%, détaille le Centre national de l'information et des statistiques des Douanes (CNIS).

Une même tendance haussière est constatée pour les sucres et sucreries dont les importations se sont chiffrées à 827,96 millions de dollars contre 678,34 millions de dollars, soit une augmentation de 22,06%.

Quant à la facture d'importation du café et thé, elle a atteint 323,54 millions de dollars contre 297,22 millions de dollars (+8,86%).

Pour les légumes secs et autres, ils ont été importés pour un montant de 264,34 millions de dollars contre 206,91 millions de dollars (+27,8%).

Par contre, les viandes ont été importées pour 168,23 millions de dollars contre 185,24 millions de dollars sur la même période de 2016, soit une diminution de 9,2%.

Concernant les huiles destinées à l'industrie alimentaire (classées dans le Groupe des biens destinés au fonctionnement de l'outil de production), leurs importations ont grimpé à 612,2 millions de dollars contre 540 millions de dollars, en hausse de 13,4%.

Selon M. Benmerradi, l'importation de certains produits sera suspendue totalement et définitivement.

Le projet de Loi de finances 2018, en cours d'examen par l'APN, propose un support juridique pour l'application de droits douaniers sur 32 produits ainsi que la Taxe interne sur la consommation (TIC) sur d'autres produits.

Une vingtaine de produits représente à elle seule 51% de la facture globale des importations, a estimé M. Benmeradi qui a affirmé que certains produits "non essentiels" qui alourdissent cette facture seront interdits à l'instar des grains de tournesol dont les importations sont de 25 millions de dollars/an, la mayonnaise (20 millions de dollars) et le chewing-gum (25 millions de dollars).

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