Tariq Ramadan: une troisième femme pense porter plainte pour harcèlement sexuel et menaces

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TARIQ RAMADAN
REUTERS/Stephane Mahe | Stephane Mahe / Reuters
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JUSTICE - Jamais deux sans trois? Déjà visé par deux plaintes pour agression sexuelle et pour viol, Tariq Ramadan pourrait faire l'objet d"une troisième plainte. C'est ce que révèle ce samedi 28 octobre Le Parisien, évoquant le témoignage d'une jeune femme harcelée et menacée par l'islamologue.

Présentée comme Yasmina, un faux prénom pour garantir son anonymat, celle-ci avait contacté il y a trois ans la rédaction du quotidien français pour témoigner de "l'hypocrisie de cette éminence de l'islam", et proposait la publication d'échanges épistolaires "assez scabreux avec l'islamologue", raconte le Parisien. Yasmina souhaitait dénoncer par la même occasion le harcèlement sexuel et les menaces subis deux années durant. "Il disait qu'il avait des choses compromettantes sur moi. Il s'est servi de son aura dans la communauté et a abusé de mes faiblesses", dit-elle.

Contactée par le Parisien, cette dernière réfléchit à porter plainte. "Je crains que cette affaire entache la relation que j'ai construite avec mon compagnon", dit-elle au quotidien français.

Deux plaintes déjà déposées

Le 20 octobre dernier, Henda Ayari, écrivaine tunisienne, portait plainte contre Tariq Ramadan, l'accusant de "faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement et intimidation". Des accusations que Tariq Ramadan s'est empressé de démentir par la voix de son avocat, avant de porter plainte à son tour contre Henda Ayari pour "dénonciation calomnieuse".

Quelques jours plus tard, et alors qu'une enquête est ouverte suite aux accusations de Henda Ayari, une nouvelle plainte, pour viol cette fois-ci, accable Ramadan. Le quotidien Le Monde et Le Parisien ont accès à la plainte et évoquent cette "femme de 42 ans, convertie à l'islam et souffrant d'un handicap aux jambes" qui dénonce "des scènes de violence sexuelle d'une grande brutalité". "Elle attend sereinement de répondre aux enquêteurs et ne parlera plus", indiquait hier Eric Morain, son avocat.

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