Comment booster le cinéma algérien ?

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CINEMED DBAT
Hacene Larkem
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Dans le cadre de sa 39ème édition, le Cinemed a organisé mercredi une table-ronde en l’honneur des jeunes professionnels du cinéma algérien. Baptisée « La jeune garde du cinéma algérien », cette rencontre a été l’occasion de discuter autour de la production cinématographique en Algérie.

Cette table-ronde, animée par Benoit Califano, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme de Montpellier (ESJ PRO), a réuni la productrice Amina Haddad, les réalisateurs Lyes Salem, Mohammed Yagri, Amel Blidi, Sofia Djama, Karim Moussaoui, Damien Ounouri, Hacen Ferhani, Djamel Kerkal, la scénariste Adila Bendimred.

Une industrie chaotique

Pour Lyes Salem, réalisateur du long-métrage "L’Oranais", l’industrie cinématographique en Algérie est "absente", "chaotique" et "événementielle". "Le public algérien est passionné du 7ème art. Cela est un atout pour le cinéma algérien. Par autant, il manque une réelle volonté politique de l’Etat pour booster ce domaine, notamment à travers une législation qui permette aux professionnels du cinéma de travailler dans les meilleures conditions".

Manque de salles


Le réalisateur Mohemed Yargui pointe du doigt le problème du manque des salles de cinéma en Algérie. Pour lui, "la réduction de ces salles, le manque flagrant de formations autour des métiers du cinéma, et l’absence des distributeurs professionnels ne permettent pas de lancer l’industrie cinématographique en Algérie. Il est regrettable de voir les films algériens rayonner lors de festivals nationaux et internationaux, et être casés dans les tiroirs de l’oubli côté grand public".

Soutenir les professionnels du cinéma

Damien Ounouri et Adila Bendimred, respectivement réalisateur et scénariste du court-métrage Kindil, appellent les institutions algériennes chargées du développement du cinéma à accompagner réellement les professionnels du cinéma algériens. "Depuis trois ans, il y a eu une progression dans le domaine du cinéma. Cette année, nous avons eu un film algérien dans chaque festival international de catégorie A. C’est finalement la plus grande année du cinéma algérien, qui commence avec le film de Merzak Allouache dans le festival de Berlin, Karim Moussaoui à Cannes, Sofia Jama à Venise, Narimène Maari à Toronto. Toutefois, ça reste très fragile, parce que nous nous ne parlons pas de cinéma algérien mais plutôt de cinéaste algérien. Chacun d’entre nous se bat de son côté. Il y a de l’entraide entre nous, mais ce n’est pas gagné. Comme chaque acquis, il faut se battre pour le solidifier".

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