200 personnalités internationales se mobilisent dans un appel à la libération des prisonniers politiques du Hirak

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AL HOCEIMA
Moroccans shout slogans during a demonstration in the northern town of Al-Hoceima against official abuses and corruption, Morocco May 30, 2017. REUTERS/Youssef Boudlal | Youssef Boudlal / Reuters
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MOBILISATION - Un an après la mort tragique de Mohcine Fikri, le drame qui a vu naître le mouvement du Hirak, la mobilisation ne faiblit pas. Celle-ci prend une ampleur internationale avec un appel signé par quelque 200 personnalités internationales.

Initié par le comité de soutien aux prisonniers politiques établi à Casablanca, "l’appel a été signé en quelques jours par dix-huit membres du parlement européen, dix-huit membres de législations nationales, des dizaines de syndicalistes, des dizaines d’universitaires et de nombreuses personnalités publiques", indique un communiqué de l'AMDH Paris.

"Nous tenons les autorités marocaines pour responsables de la vie des prisonniers politiques du Hirak et demandons leur libération immédiate, ainsi que l’arrêt de toute répression contre le mouvement populaire", poursuit la même source.

Parmi les signataires, on retrouve des membres du Parlement Européen, des membres actuels ou anciens de Parlements nationaux européens, des responsables associatifs et politiques, des syndicalistes, des universitaires, des intellectuels, à l'instar du linguisite et penseur américain Noam Chomsky, et des artistes, dont le réalisateur britannique Ken Loach, l'écrivaine et militante indienne Arundhati Roy, ou encore l'écrivain Abdellah Taïa, qui vient de rejoindre l'appel comme le précise dans un tweet Soraya El Kahlaoui, coordinatrice du comité de soutien aux prisonniers politiques à Casablanca:

Outre la pétition, de nombreuses manifestations accompagneront aujourd'hui cette date du 28 octobre, qui marque le début de la crise du Rif, afin de réclamer la libération des détenus du Hirak, à Paris, cet après-midi sur la Place de la Bastille, mais aussi à Madrid, avec une marche organisée de la gare d'Atocha à la place de la Puerta del Sol, ainsi que dans d'autres villes européennes.

Au Maroc, si les autorités provinciales ont interdit ces manifestations qui, selon elles, créent "un climat de tension susceptible d'impacter négativement les intérêts des citoyens et l'ordre public", l'appel à la mobilisation aujourd'hui a toutefois été maintenu, notamment à Rabat, à 19 heures devant le parlement, et à Casablanca, à 18h sur la Place des Nations unies (Place Maréchal).

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