Après la séance houleuse du conseil de la ville, le wali de Rabat refuse le vote du budget

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CONSEIL DE LA VILLE
alyaoum24
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CONSEIL DE LA VILLE - Le wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra a rejeté l’adoption du budget du conseil de la ville. Voté lors de sa réunion du vendredi 20 octobre qui a été marquée par la bagarre entre conseillers du PJD et ceux du PAM, le budget devra à nouveau être soumis à une nouvelle séance. "La date sera bientôt fixée", annonce au HuffPost Maroc le premier vice-président du maire, Lahcen El Amrani. Selon ce dernier, le problème est lié au respect des procédures et non au budget en lui-même.

Conformément à l’article 64 de la loi organique relative aux communes, le wali a demandé, à travers le président du conseil de la ville, des explications écrites à sept membres du conseil, dont six du PAM. Les conseillers concernés disposent d’un délai de dix jours à compter de la date de réception de cette demande, pour s’expliquer par écrit sur les actes qui leurs sont reprochés. "Le président a chargé un huissier de justice pour transmettre ces demandes pour en avoir la preuve légale", précise Lahcen El Amrani.

Respect des procédures, ce responsable les évoque aussi en précisant que le wali a adressé une lettre au secrétaire du conseil et non au secrétaire général du maire comme annoncé par certains médias. Le secrétaire est chargé, selon l’article 23 de la même loi organique, de rédiger les procès-verbaux des séances. "Le wali lui reproche d’avoir signé un papier qui ne relate pas fidèlement la réalité du déroulement de la séance de vote du budget tel que précisé dans l’article 186 de la loi organique", explique le premier vice-président du maire.

En clair, c’est la forme du vote qui est remise en question par le wali et non le fond. "La zizanie qui a eu lieu au cours de la séance de vote ne nous avait pas permis de nous assurer si la procédure a été respectée de A à Z", reconnaît Lahcen El Amrani.

Et de préciser que cela ne remet pas en question la crédibilité du conseil de la ville ni du maire Mohamed Seddiki. "Que le wali brandisse l’article 64 lui permettant de saisir la justice pour révoquer un membre du conseil et/ou le président ne veut pas dire qu’il a procéder à la révocation. Mais certains veulent semer la confusion dans les esprits et faire croire que, demain, une nouvelle majorité se constituera au sein du conseil", tient à préciser Lahcen El Amrani.

Et de souligner que la lettre envoyée par le wali au président du conseil de la ville exprime uniquement le refus d’approbation de la décision relative au vote du budget. Défaut de débat serein et de conformité avec la procédure légale. "Nous allons simplement reprendre le vote".

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