Affaire du bisou: Un rassemblement prévu à Paris pour dénoncer "le puritanisme" et "le zèle" derrière la condamnation

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A couple kiss during a demonstration in favour of dialogue to resolve Catalonia´s bid for independence, in Madrid, Spain, October 7, 2017. REUTERS/Sergio Perez TPX IMAGES OF THE DAY | Sergio Perez / Reuters
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La justice tunisienne a condamné en appel, mercredi le 19 octobre, Nassim, un franco-algérien et une tunisienne dans le cadre de l'affaire connue sous le nom "l'affaire du bisou". Lui a été condamné à quatre mois de prison ferme pour "atteinte à la pudeur" et "outrage à un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions", et elle à deux mois pour le seul premier chef d'inculpation.

Une affaire qui a provoqué une levée de boucliers à l'échelle nationale et internationale. Un rassemblement sous la bannière "Kiss-in Ré- public boussa à République" sera organisé, samedi 28 octobre, à la place de la République à Paris pour dénoncer cette condamnation. L'appel à la mobilisation a été lancé par le collectif "Non Aux atteintes à la liberté individuelle", créé pour soutenir le couple.

Les organisateurs estiment que l'affaire "révèle la flagrante pratique habituelle d’abus de pouvoir de la police dont la mission affichée est de protéger l’espace public et les citoyens d’une délinquance et d’une insécurité accélérée dans une Tunisie confisquée, en proie au puritanisme des barbus obsédés par la moralisation castratrice et frustrée. La foi d’artifice cosmétique cache-misère et félonie arme ses justiciers contre les jeunes, l’amour et la joie de vivre".

Ils fustigent la police qui "s'acharne avec un zèle insolent" et un juge "expéditif gourmand du 'flagrant délit'". Le collectif appelle à la réforme du Code pénal tunisien en le décrivant comme "conservateur et archaïque, qui renferme une vision coercitive, visant plus à verrouiller la liberté d’expression qu’à réinsérer l’individu dans la convivialité paisible d’une société maltraitée et aspirant à se libérer de cet état qui ne songe qu’à se faire craindre au nom d’on ne sait quelles valeurs rétrogrades et fascisantes".

Les organisateurs incitent également l'État tunisien à respecter les principes préservant la vie privée et les libertés individuelles consacrées par la Constitution tunisienne ainsi que les traités universels en la matière, ratifiés par la Tunisie.

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