Tunisie: Le Centre des Jeunes Dirigeants d'Entreprise alerte sur les conséquences négatives du Projet de loi de Finances 2018

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FINANCES TUNISIA
CJD/Facebook
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Le projet de loi de finances pour 2018 ne fait pas l'unanimité. Violemment critiqué par l'organisation patronale et la CONECT, c'est au tour du Centre des Jeunes Dirigeants d'Entreprise "CJD" d'épingler ce projet de loi. Ce dernier a exprimé son mécontentement dans un communiqué de presse rendu public mercredi, et a formulé des recommandations capables d'améliorer la situation économique du pays.

"Le CJD a constaté que le projet de la loi de finances 2018 a été élaboré de manière à atteindre un équilibre des finances publiques au détriment de l’investissement et de la croissance" regrette le CJD en soulignant les conséquences négatives de certains articles mentionnés dans ce projet de loi sur l'économie nationale notamment au niveau de l’investissement, de la croissance et de la création d’emploi.

Selon le CJD, ce projet de loi manque de vision stratégique à long terme. Il explique que les nouvelles mesures manquent de cohérence avec les réformes à engager créant ainsi une inadéquation avec le plan de développement National 2016-2020. S'ajoute une instabilité fiscale qui se traduit par la mise en place de nouveaux impôts et taxes d'une année à une autre, "donnant lieu à un manque de visibilité pour les investisseurs faussant toute prévision à court et moyen terme".

Le Centre met en relief l'aggravation de la pression fiscale et sa répercussion sur l’investissement et le réinvestissement. Il critique, par ailleurs, l'absence de mesures concrètes pour lutter contre l’évasion fiscale, l’économie parallèle et la corruption. En effet, "ce projet continu à pénaliser l’entreprise tunisienne créatrice d’emplois et de richesse au profit de la corruption et de l’évasion fiscale" souligne le CJD dans son communiqué.

Il a, d'autre part, remis en question l'absence d’évaluation claire et précise de l’application de certaines mesures votées lors de l’élaboration de la loi de Finance 2017 telles que le décaissement du fonds de l’entrepreneuriat et la création d'un fond de restructuration des entreprises en difficulté. Le CJD a par ailleurs regretté l’augmentation des taux de TVA et l’élargissement de l’assiette de son application qui est de nature à aggraver la situation économique du pays au lieu d'y remédier.

Le CJD souligne la nécessité de réviser certains points qui selon lui ne font que pénaliser l'entreprise tunisienne et freiner l'investissement. "Le CJD appelle le pouvoir législatif et notamment la commission Finances à l’ARP à prendre ses responsabilités avant l’adoption finale de la loi, par une revue approfondie de certains articles qui sont à l'encontre de la relance, de l'investissement et de la croissance économique" conclut le communiqué.

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