Cinemed: Fabrice Benchaouche, de la réalisation à l'arbitrage

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STILL FROM TIMGAD
Capture d'ecran Timgad de Fabrice Benchaouche | Timgad
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Fabrice Benchaouche est membre du jury du court-métrage au Cinemed 2017. L’an dernier, son long-métrage « Timgad » a reçu le prix du public.


Synopsis de « Timgad » :
Lorsqu’il foule le sol algérien, Jamel, archéologue français d’origine algérienne, vient pour effectuer des fouilles sur les sublimes ruines romaines du village de Timgad. Le passé s’offre à lui, et le présent lui tombe dessus lorsqu’il est propulsé entraîneur de foot de l’équipe locale. Des gamins qui jonglent avec un quotidien chiche, qui n’ont ni maillot ni chaussure, mais dribblent avec talent. Entre vestiges antiques et plaies des luttes récentes, Jamel découvre sur ce terrain les racines tortueuses et les jeunes pousses d’une Algérie qui se rêve réconciliée…et championne de foot.

L’an dernier, vous avez décroché le prix du public avec votre long-métrage « Timagad ». Est-ce que ce film a eu des retombées ? Votre film a-t-il gagné en visibilité ?

Après Cinemed, le film « Timgad » a été projeté dans différents festivals tels celui de Bruxelles, de Genève, d’Ukraine, Vietnam etc. Par contre, ce film n’a pas été choisi au festival de Carthage. « Timgad » est une comédie. Il ne remplissait pas les critères requis de ce rendez-vous de ce festival, qui exigent des produits cinématographiques plus sérieux.

« Timgad » est avant tout un site archéologique romain en Algérie. Pourquoi avoir choisi ce titre pour votre film ?

Le titre initial est le « Gardien des chaussures ». Mais, en le proposant à mon producteur, ce dernier me fait la remarque que ce titre fait beaucoup plus « film d’auteur ». Puis, je lui ai suggéré « La Juventus de Timgad ». In fine, nous avons opté pour « Timgad » afin d’éviter que ce film détourné de sa vraie teneur. Cette oeuvre est loin de porter des valeurs footballistiques. Elle met en exergue les valeurs de solidarité et de fraternité qui caractérisent les gens démunis d’un village situé aux Aurès (région montagneuse à l’Est de l’Algérie) tout en restant dans une dimension universelle. Le choix des ruines de Timgad est aussi une allusion faite à la richesse qui caractérise l’identité du peuple algérien.

Quels thématiques abordez-vous dans ce film ?

Ce long-métrage traite des dures conditions de vie des habitants de ce village désertique où la pauvreté règne. Il raconte l’histoire de plusieurs personnages : celle d’une femme qui vit avec la pension de son mari assassiné par les terroristes. Celle de Mokhtar, instituteur de son état. Lors d’un accident, durant lequel il perd son épouse et son fils, il se retrouve blessé à la jambe, handicapé. Malgré ces conditions difficiles, il essaie d’inculquer une bonne éducation à ses élèves et tente de créer une équipe de football. Jamel, archéologue français d’origine algérienne, revient, pour sa part, sur la terre de ses ancêtres et plus précisément à Timgad dans le but de réaliser des fouilles.

L’Algérie représente-telle pour vous une source d’inspiration ?

Pour mon premier film, oui ! L’Algérie m’a inspiré . Ce sont mes origines.

Auriez-vous des conseils à donner aux jeunes cinéastes qui aimeraient voir leur film au Cinemed ?

Des conseils à donner … Je pense qu’il ne faut pas se lasser et continuer de travailler d’arrache-pied. Il faut également bien choisir son bon producteur qui pourrait l’aider réaliser son film de bout-en-bout.

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