Blanchiment d'argent et contrebande: Six individus, dont deux hommes d'affaires, placés en garde à vue

Publication: Mis à jour:
UNDER ARREST HANDCUFF
Person under arrest with handcuffs Detail of the handcuffed hands of a man under arrest (Photo by Matias Nieto/Cover/Getty Images) | Matias Nieto/Cover/Getty Images
Imprimer

Six individus, dont les deux hommes d'affaires Mohamed Louati et Jawher Dammak, assignés à résidence pour blanchiment d'argent et autres crimes douaniers et financiers, ont été placés mercredi en garde à vue sur ordre du ministère public, a annoncé à la TAP le porte-parole du pôle judiciaire et financier, Sofiene Sliti.

Selon Sliti, le parquet a également ordonné de déférer les suspects devant le pôle économique et financier.

Mohamed Louati et Jawher Dammak ont été arrêté en septembre dernier pour leur implication dans des affaires de contrebande et assignés à résidence.

L'arrestation de l'homme d'affaires Ali Ben Jazia n'a pas de lien avec la corruption

Le juge d'instruction a émis, mardi, un mandat de dépôt à l'encontre de l'homme d'affaires Ali Ben Jazia, frère du beau-frère du ministre de la Justice, Ghazi Jribi pour des affaires de droit commun.

Il est poursuivi pour falsification de contrats liés à des questions d'héritage, a indiqué Sofien Selliti, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis.

Dans une déclaration mercredi à l'agence TAP, Selliti a précisé que Ben Jazia est mis en cause dans trois affaires auprès du Tribunal de Ben Arous. Son arrestation n'a aucun lien avec le Pôle judiciaire et financier ni avec la guerre contre la corruption, a-t-il précisé.

"Contrairement à ce qui a été relayé par les médias, le plaignant dans cette affaire est le beau-frère du ministre de la Justice et l'accusé est le frère de ce dernier d'où le mandat de dépôt émis à son encontre", a ajouté Selliti.

Certains médias avaient fait circuler l'information selon laquelle le juge d'instruction du Pôle judiciaire et financier a délivré, mardi soir, un mandat de dépôt à l'encontre de l'homme d'affaires Ali Ben Jazia pour implication dans des affaires de corruption, de falsification et de faux et usage de faux.

Selon ces même médias, "l'accusé se vantait de son lien de parenté par alliance avec le ministre de la Justice et de ses relations avec des hommes politiques influents pour obtenir des avantages".

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.