Rencontre avec le jeune pilote de course Michael Benyahia (VIDÉO)

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MICHAEL BENYAHIA
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SPORT - Caché sous sa casquette, un sourire timide au coin des lèvres, difficile de deviner au premier coup d'oeil que Michael Benyahia est un redoutable adversaire au volant. Et pourtant, les étagères du jeune pilote de course croulent probablement sous le poids de ses nombreux trophées. Du haut de ses 17 ans, l’Américain d’origine marocaine a déjà rejoint par sept fois un podiums de course en monoplace, dont le Championnat de France de Formule 4, et plus récemment, le championnat nord européen de Formule 2.0 (NEC).

Né à Miami d’une mère belge et d’un père marocain, Michael est, dès son plus jeune âge, attiré par la course automobile. “Il y avait un circuit pas loin de chez nous, et tous les week-ends, Michael me demandait de l'emmener pour s’entraîner”, raconte son père, Karim Benyahia. À 4 ans, le petit savait déjà manier le volant des voitures de karting. Très vite, il se hisse sur les podiums des championnats américains Micro Max et Mini Max et rejoint l’équipe nationale. "J'adore ce sport, j'adore cette montée d'adrénaline qu'on ressent lorsqu'on est au volant," confie Michael Benyahia au HuffPost Maroc.

Benyahia se fait remarquer grâce à ses 46 victoires en karting et devient, à 14 ans, le plus jeune pilote de l’histoire de la Fédération française du sport automobile (FFSA), où il a été formé pour rejoindre le Championnat de France de Formule 4. Le golden boy ne déçoit pas et finit par décrocher la troisième place du championnat.

Cette année, il rejoint la cour des grands et s’impose dès son arrivée en remportant, le 8 octobre 2017, la première place du championnat NEC de formule Renault 2.0. “Je pense que je n’ai encore jamais assisté à une course avec un Marocain sur le podium, c’est formidable !”, s’exclame l'un des commentateurs lors de la remise des trophées.

De nationalité américaine, le jeune pilote a toujours choisi de porter un casque et une combinaison aux couleurs du drapeau marocain. “J’adore le Maroc et j’en suis fier. En plus, tout le monde ici est gentil avec moi”, dit Michael Benyahia se se départir de son sourire juvénile.

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L’adolescent était allé à la rencontre du public marocain lors de la COP22 où il devient, à 16 ans, le plus jeune pilote à conduire la formule E, la nouvelle voiture de course électrique. “La FE est beaucoup plus lourde que la Formule 1,” explique le jeune ambassadeur marocain de ce véhicule écolo. “Pour ma part, je n’ai encore jamais conduit de Formule 1, mais même si la Formule E est très difficile à conduire, elle produit une énergie plus propre”, soutient-il.

Ses performances sur le circuit et ses connaissances en Formule E lui ont permis d’être nommé comme pilote de développement pour l’écurie monégasque Venturi. Il devra donc s’entraîner au simulateur de course et travailler avec les ingénieurs de l’équipe pour améliorer la voiture de course écologique.

Benyahia dit vouloir s’essayer également à d’autres catégories de voitures monoplace mécaniques comme la GP3 (Grand Prix 3) ou la Formule 3, mais reste cependant attaché à la Formule E, qui représente pour lui, le futur de la course automobile.

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