La liquéfaction, la nouvelle solution funéraire adoptée par les américains

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Crosses of killed german WWII soldiers are seen at the newly opened cemetary for German WWII soldiers, in the airforce military base in Podgorica, Montenegro, November 19, 2016. REUTERS/Stevo Vasiljevic | Stevo Vasiljevic / Reuters
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La Californie vient d'adopter une loi autorisant la liquéfaction, comme traitement post-mortem, permettant de dissoudre le corps des défunts dans un bain chimique. La nouvelle méthode se présente ainsi comme un alternative de choix face à la crémation ou à l'inhumation.

C'est en effet en Californie qu'avait été installée la première machine permettant un tel traitement. 14 états américains ont également autorisé cette pratique.

Elle devrait entrer en vigueur dès 2020 selon le New York Times.

La liquéfaction, "aquamation" ou "crémation sans flamme" consiste en une hydrolyse alcaline et donc une réaction chimique par l'eau. Un bain chimique dissout ainsi l'organisme du défunt (déjà composé à 65% d'eau) en laissant un liquide et de l'os en poudre. Chauffé plusieurs heures à 180°, le corps est en effet liquéfié et ses restes non dissous sont réduis en cendres grâce au procédé de la crémation.

Malgré le coût de sa machine (de 150 000 à 500 000 dollars), le procédé séduit de plus en plus. Il serait même, selon les professionnels du secteur funéraire, moins coûteux à l'utilisation et surtout beaucoup plus écologique que les méthodes classiques.

La liquéfaction présente une empreinte en carbone faible, utilise moins d'énergie et ne dégage aucune fumée.

Soulignons que la liquéfaction comme la crémation est également de plus en plus envisagée face au problème du manque de place soulevé par l'inhumation classique.

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