Les combattants tunisiens dans les rangs de l'État islamique en baisse, 800 sont retournés en Tunisie

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DAECH SYRIA
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Le journal américain Newsweek, qui se base sur un rapport du cabinet de renseignement de sécurité basé à Washington, "Groupe Soufan", a révélé que le nombre de combattants tunisiens en Syrie et en Irak est en baisse, passant de 6.000 à en 2015 à 2.920 aujourd'hui. La Russie a remplacé la Tunisie en tant que premier exportateur de combattants étrangers dans les rangs du groupe islamiste en Irak et en Syrie avec 3.417 combattants russes. Il étaient 2.400 dans l'estimation de 2015.

La Tunisie est passée ainsi du premier exportateur de combattants dans les rangs de Daech au quatrième rang.

L'Arabie Saoudite - deuxième sur la liste - a 3.244 combattants au sein l'EI, dénotant d'une augmentation par rapport à l'estimation de 2015 où ils étaient 2.500. La Jordanie est troisième sur la liste avec 3.000 combattants et la France est cinquième avec 1.910 combattants.

Ces chiffres ne devraient pas augmenter, selon le rapport, en raison de la forte présence militaire en Irak et en Syrie actuellement et à l'amélioration du niveau de sécurité dans ces deux pays.

Le retour des combattants

Selon la même source, 800 combattants tunisiens sont retournés en Tunisie. Ils sont 400 pour la Russie, 760 pour l'Arabie Saoudite, 250 pour la Jordanie, et 271 pour la France.

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Le rapport mentionne les efforts des pays concernés pour empêcher le voyage de djihadistes vers l'Irak et la Syrie via la Turquie depuis 2015, ce qui a freiné le flux de combattants. Autre facteur de cette baisse, les pertes successives de territoire de l'État islamique en Syrie et en Irak.

C'est ainsi que les djihadistes ont tenté de trouver d'autres territoires dans lesquelles ils peuvent opérer. Le rapport cite la Libye, l'Afghanistan et l'Asie du Sud-Est où les djihadistes se sont réfugiés dans la ville de Marawi, dans le sud des Philippines, pendant cinq mois.

"La présence de l'État islamique en Libye a survécu à la perte de son territoire sur la côte et a attiré des recrues des pays voisins ainsi que de la Libye elle-même (...) Les frontières perméables de la région permettent aux combattants de rentrer chez eux, par exemple au Soudan, et de revenir, presque à volonté" notre le rapport.

Celui-ci note également que beaucoup d'entre eux ont été tués, se sont livrés aux forces ennemies ou sont rentrés chez eux. La dernière catégorie présente un défi de sécurité majeur pour les services de sécurité à travers l'Occident, conclut-il.

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