Al Hoceima: Le roi limoge les ministres Hassad, Benabdellah et El Ouardi et en sanctionne d'autres

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MOHAMMED VI
Al Hoceima: Le roi limoge trois ministres et plusieurs hauts responsables |
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POLITIQUE - Suite au rapport sur les dysfonctionnements observés dans l'élaboration du programme de développement de la région d'Al Hoceima, remis ce mardi par le président de la Cour des Comptes Driss Jettou au roi Mohammed VI, ce dernier a démis de leur fonctions trois ministres et un secrétaire d'Etat, et sanctionné plusieurs hauts responsables et anciens ministres.

Selon un communiqué du cabinet royal relayé par l'agence MAP, le roi a limogé Mohamed Hassad, actuel ministre de l'Éducation nationale et ancien ministre de l'Intérieur, Mohamed Nabil Benabdellah, ministre de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire, et Houcine El Ouardi, ministre de la Santé.

Larbi Bencheikh, secrétaire d'État chargé de la formation professionnelle et ancien directeur de l'OFPPT, a également été relevé de ses fonctions, ainsi que le président de l'Office national de l'électricité et de l'eau (ONEE), Ali Fassi Fihri.

Cinq anciens ministres du gouvernement Benkirane ont également été sanctionnés: "aucune responsabilité officielle ne leur sera confiée à l'avenir", indique le communiqué. Il s'agit de l'ancien ministre de l’Éducation nationale, Rachid Belmokhtar, l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Lahcen Sekkouri, l'ancien ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, l'ancien ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi, et l'ancienne ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité.

Le roi a chargé le chef du gouvernement de présenter des propositions pour la nomination de nouveaux ministres aux postes vacants.

Selon le rapport de la Cour des Comptes, des dysfonctionnements ont été relevés dans l'élaboration du programme de développement "Al Hoceima Manarat Al Moutawassit" ("Al Hoceima, phare de la Méditerranée").

"Plusieurs secteurs ministériels et institutions publiques n'ont pas rempli leurs engagements pour mener à bien les projets, et les explications qu'ils ont fournies ne justifient pas le retard dans la mise en œuvre de ce programme de développement", note le cabinet royal.

Le rapport a également confirmé qu'il n'y avait eu aucun cas de fraude ou de détournement de fonds dans la mise en oeuvre du programme.

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