Vers la révision de l'âge de la retraite pour sauver les caisses sociales

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Philippe Lissac /GODONG via Getty Images
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Parmi les propositions évoquées pour sauver les caisses sociales figurent la révision de l'âge de départ à la retraite, a annoncé le ministre des Affaires sociales Mohamed Trabelsi, lors d'une conférence de presse tenue lundi.

Le ministre a noté que d'autres mesures ont été abordées dont notamment la diversification des sources de financement, l'augmentation de la contribution et la généralisation de la couverture sociale. "Aucune décision n'a été prise jusqu'à présent, mais nous avons conclu un accord concernant les grandes lignes et les principes fondamentaux visant à résoudre la crise qui ébranle les caisses sociales" a-t-il expliqué. Il a indiqué que ces points saillants ont été élaborés dans le cadre d'un consensus auprès du comité mixte de réforme du système social, composé notamment de chefs d'entreprises, de salariés et de représentants du gouvernement.

Il a souligné que les efforts sont déployés pour traduire ces propositions en projet de loi en vue de les réaliser.

Trabelsi a annoncé, par ailleurs, qu'aucun changement ne sera introduit au niveau des pensions de retraite dans le cadre de la nouvelle loi de finances. Il a indiqué que la contribution sociale solidaire proposée dans le cadre de la loi de finances 2018 favorisera une source d’argent d'une valeur de 300 millions de dinars, qui sera, a-t-il souligné, consacrée à la consolidation de la protection sociale en Tunisie.

En Tunisie, l'âge de mise à la retraite est fixé à 60 ans et peut être prolongé à 62 ans pour les travailleurs du secteur public qui le souhaitent. Selon l'ancien ministre des Affaires sociales Mahmoud Ben Romdhane, la hausse de l'âge des retraites est une mesure salutaire mais pas suffisante pour sauver les caisses sociales. "Si la crise se poursuit durant les cinq prochaines années avec le système actuel, la caisse nationale de retraite et d'assurance sociale (CNRPS) perdra environ 5 milliards", a-t-il dit. Des déclarations qui ont suscité de vives critiques de l'UGTT qui considère ce projet de loi comme "un dérapage".

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