Ilyas El Omari de retour à la tête du PAM

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CONSEIL NATIONAL - Le 7 août dernier, Ilyas El Omari avait créé la surprise en annonçant sa démission de la tête du Parti authenticité et modernité (PAM), une décision qu’il avait qualifiée, le lendemain, dans une conférence de presse, d’"irréversible". Il l’avait aussi présentée comme étant "l’effet rétroactif" aux critiques adressées par le roi Mohammed VI aux partis politiques dans son discours du Trône.

Un peu plus de deux mois plus tard, nouvelle surprise: Ilyas El Omari reprend son poste de secrétaire général, à l’issue d’une session extraordinaire du 22e Conseil national du parti, tenu le dimanche 22 octobre à Skhirat. "Le Conseil national a imposé à Ilyas El Omari de prendre ses responsabilités à la tête du parti jusqu’à la tenue d’une prochaine session", se contente de préciser, à ce sujet, le Conseil national du PAM dans un communiqué publié sur son site web.

Un retour qui ne semble pas faire l’unanimité dans le rang des leaders du parti. Sur sa page Facebook, Ali Belhaj, l’un des fondateurs du PAM, s’est dit "très triste pour ce qui se passe au PAM". Déception et indignation clairement exprimées dans son message, Ali Belhaj regrette "le moment très difficile" que traverse le PAM pour qui "(il a) sacrifié (son) propre parti". Allusion au parti Alliance des libertés qu’il avait créé en 2002 avant de fusionner au sein du PAM.

"Le secrétaire général, qui avait démissionné, se rétracte et déclare, en plein Conseil national, qu'il reste secrétaire général. Comment qualifier cela?", se demande Ali Belhaj, avant de poursuivre: "Pathétique, comique si ce n'était tragique…". Bien plus, la rétractation d’Ilyas El Omari est qualifiée par ce leader du PAM de "véritable hold up en complète contradiction avec le discours de Sa Majesté".

Le HuffPost Maroc a tenté de joindre Ilyas El Omari à maintes reprises, mais son téléphone est resté éteint. Nous avons également essayé de joindre des leaders du PAM, notamment Hassan Benaadi, Mohamed Cheikh Biabillah et Abdellatif Ouahbi. Les deux premiers se sont dits "indisponibles", tandis que le troisième a éteint son téléphone. Un silence qui pourrait traduire un embarras collectif face au retour du secrétaire général. Affaire à suivre...

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