Il filme les jeunes skaters marocains pour "montrer au monde" leur potentiel (VIDÉO)

Publication: Mis à jour:
Imprimer

SKATE - Sport peu médiatisé au Maroc, le skate n'en compte pas moins des centaines d'adeptes à travers le pays. De Tanger à Agadir, les jeunes skaters investissent les rues et skateparks du royaume. Mais peu arrivent à vivre de leur passion ou à trouver suffisamment de sponsors.

C'est pour montrer ce côté du Maroc "que le monde ne connaît pas forcément" que Rayane Hatimi, producteur amateur de 25 ans, qui a poursuivi des études de commerce et d'entrepreneuriat à Montréal, a réalisé le court-métrage en noir et blanc que vous pouvez voir en tête d'article, intitulé "I Toub", expression difficile à traduire de l'aveu même de l'auteur, mais que l'on peut comprendre selon le contexte comme "merci" ou "sois bénis".

"J'ai rarement vu des gens aussi passionnés"

"Le skate n'est pas vraiment développé au Maroc, et nos skaters sont un peu en 'galère', si l'on peut dire. Ils ont du mal à avoir du matériel, à vivre de ça. Je voulais aussi montrer au monde le potentiel de nos skaters nationaux", explique le jeune réalisateur au HuffPost Maroc. "Les skaters sont des gens passionnés par ce qu'ils font, j'ai rarement vu des gens aussi passionnés. Ils savent profiter de la vie et méritent vraiment beaucoup d'attention".

Tourné à Rabat et Agadir, son documentaire suit quelques jeunes prodiges du milieu, comme Adnane Yagoubi et El Mehdi Anys, sponsorisés par la marque marocaine Atlas, et Nassim Lachab qui évolue en France et est sponsorisé par plusieurs marques. Le film a été tourné "avec les moyens du bord, deux petites caméras Canon, des petites lumières, et beaucoup de patience et de volonté!", souligne Rayane Hatimi.

Si le réalisateur avoue être plus surfeur que skater, il a pu compter sur l'aide de Youssef Touggant, passionné de skate et vidéaste, pour filmer ce court-métrage publié sur la plateforme Beach Ratz, sorte de magazine en ligne lancé par Rayane Hatimi qui mêle surf, skate, musique et cinéma.

LIRE AUSSI: