Cette mannequin de Victoria's Secret se vide le coeur sur une expérience terrifiante

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SARA SAMPAIO
JEAN-PAUL PELISSIER / REUTERS
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Sara Sampaio, mannequin portugaise reconnue pour être un ange de Victoria's Secret, s'est vidé le cœur sur son compte Instagram avant-hier. Dans une série de six photos contenant du texte, elle raconte une expérience désagréable qu'elle a vécue lors d'une séance photo pour le magazine français pour hommes Lui, dont elle fait la couverture du numéro d'automne 2017.

Sampaio dit avoir eu peur de publier ceci, mais trouve que c'est le temps d'en parler. «En tant que mannequins et en tant que femmes, on doit s'allier et demander le respect qu'on mérite», a-t-elle écrit.

Sampaio explique qu'elle était d'accord de participer à une séance photo pour la couverture du numéro d'automne de Lui, mais à la condition qu'il n'y ait pas de nudité. Avec l'aide de son agence, elle a insisté sur un accord pour se protéger et contrôler le choix qu'elle avait fait de ne pas être photographiée nue.

«Même avec l'accord de "sans nudité" avec Lui, je me suis fait faire de la pression pour faire des nus lors de la séance photo, et je me suis fait demander pourquoi je ne voulais pas montrer mes mamelons ou être complètement nue. À travers la journée, j'ai dû me défendre constamment et rappeler mes limites par rapport au fait que je ne voulais pas être photographiée nue, tout en me couvrant le mieux que possible. Quand j'ai révisé les dernières photos prises, j'ai réalisé qu'il y avait eu des expositions accidentelles de parties de mon corps que je ne voulais pas exposer. J'en ai parlé et je me suis fait rassurer que ces images ne seraient pas utilisées. Le magazine a menti et a publié une image de couverture de moi avec de la nudité, ce qui était une violation claire de notre entente», explique-t-elle.

Sur la couverture, on voit le mamelon dévoilé de Sara.

Sur le compte Facebook de Lui, les internautes ne sont pas contents. En effet, ils se tiennent derrière Sampaio et demandent au magazine de retirer la couverture à laquelle elle n'a pas donné son accord. De plus, ils condamnent le magazine pour son choix qui va à l'encontre de celui de Sampaio.

«Vraiment inadmissible la façon dont vous avez traité Sara Sampaio. J'espère que vous perdrez votre procès et que ça fera bouger les mentalités, qu'on en finisse avec ça», a écrit l'utilisatrice de Facebook Sophie Mounet.

«J'espère que vous aurez la décence de retirer de la vente les couv' avec Sara Sampaio vu ce qu'elle a subit pendant ce shoot. Sinon honte à vous je n'achèterai plus le moindre exemplaire de ce truc», a commenté l'utilisateur Thémistocle Tesla.

Dans sa publication Instagram, Sara Sampaio continue sa déclaration en disant que comme plusieurs mannequins, elle a eu des expériences négatives dans le passé où elle a senti de la pression pour poser nue et où elle a été intimidée. «Plusieurs fois, je me faisais montrer des images nues de moi comme exemples pour me faire poser nue, et quand je me tenais debout et que je refusais, j'étais critiquée et jugée comme une personne difficile», explique-t-elle.

Sampaio dit qu'elle est confortable avec son corps et avec le fait de poser nue, mais qu'elle est très sélective par rapport à ça. «Seulement parce que j'ai consenti à poser nue par le passé ne donne pas à quiconque la permission d'assumer que je le ferais encore lors d'une autre circonstance. J'ai le droit de montrer mon corps comment, quand, où et pour l'intention que je choisis. C'est mon choix. Et quand je fais ce choix, je m'attends à être traitée avec respect et professionnalisme», écrit-elle.

Depuis cette expérience fâcheuse, Sampaio dit avoir travaillé avec son agence et son avocat pour poursuivre Lui.

«Ce qu'ils m'ont fait est inacceptable. Je me sens violée, maltraitée et méprisée en tant que professionnelle et en tant que femme», écrit-elle.

Sampaio explique qu'elle n'est pas seule à qui une telle histoire est arrivée dans ce milieu, et que ce n'est pas un incident isolé. Elle dit qu'en partageant son expérience, l'abus et l'intimidation systémique de l'industrie de la mode vont être mis en lumière.

On applaudit son courage!

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