La CGEM rejette "avec force" les accusations du ministre algérien des Affaires étrangères

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MIRIEM BENSALAHCHAQROUN
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CRISE DIPLOMATIQUE - La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) s'est indignée et a rejeté "avec force" les propos "irresponsables" et "les accusations infondées" portées par le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à l’encontre d’acteurs économiques marocains opérant sur le continent africain.

"Ces propos diffamatoires constituent d’abord une insulte à l’intelligence de nos confrères, acteurs économiques algériens, conscients de la pertinence du modèle économique et du partenariat marocain, basé sur une démarche Sud-Sud équitable, porteuse de développement et de croissance pour l’ensemble de notre continent", affirme la CGEM dans un communiqué parvenu dimanche à la MAP.

"Ces propos, graves et sans fondement, constituent également une atteinte à la souveraineté des Etats africains et une agression à leurs organes de gouvernance, de régulation et de sécurité", souligne la CGEM, rappelant que, dans son allocution devant un parterre d’opérateurs économiques, le responsable algérien s’est notamment attaqué aux banques marocaines et à la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM), accusées de blanchir l’argent du hachisch, et de ne pas transporter que des passagers.

"Ces institutions participent, aux côtés de leurs homologues continentaux ainsi que d’autres entreprises nationales, à l’émergence économique de l’Afrique et à la consolidation d’un modèle de partenariat gagnant-gagnant basé sur le respect mutuel et le transfert de savoir-faire", affirme la CGEM.

L'organisation présidée par Miriem Bensalah-Chaqroun a tenu également à préciser que les banques marocaines, présentes aujourd'hui dans plus d'une vingtaine de pays en Afrique, contribuent depuis plusieurs années au financement des économies locales et des projets d'investissement ainsi qu'à la bancarisation des populations des pays africains.

La CGEM a également souligné le rôle joué par Royal Air Maroc "dans la mise en place d'une connectivité aérienne permettant de transporter 2 millions de passagers par an dans 27 pays africains et de densifier les relations d'affaires".

La CGEM a aussi tenu à rappeler l'apport des entreprises marocaines en termes de développement à travers la réalisation de projets d'infrastructures économiques et sociales ainsi que la création de valeur ajoutée et d'emplois locaux.

Les propos du ministre algérien des Affaires étrangères concernant l’environnement des affaires au Maroc dénotent "d’une profonde méconnaissance du sujet et surtout d’une mauvaise foi flagrante", ajoute la CGEM, qui rappelle que les classements mondiaux, comme le Doing Business, saluent régulièrement les progrès réalisés par le Maroc.

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