Tomates, pommes de terres... Pourquoi les prix de ces légumes explosent? Le ministre du Commerce explique

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MARKET TUNISIA
People buy vegetables on the first day of the Muslim holy fasting month of Ramadan at a market in Tunis, Tunisia, May 27, 2017. REUTERS/Zoubeir Souissi | Zoubeir Souissi / Reuters
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Ces derniers jours, consommer des légumes est devenu un luxe. Les prix sont vertigineux et repoussent même les acheteurs. Et c'est essentiellement les pommes de terre et les tomates qui ont été les plus touchées par cette hausse. Deux produits phares du panier ordinaire du consommateur. Alors comment s'explique cette flambée des prix?

D'après le ministre du Commerce, Omar Béhi, la hausse des prix de tomates revient essentiellement à la diminution des espaces de production, due principalement à la sécheresse et au manque d’eau au cours de cette dernière année. Il a souligné, sur les ondes de Mosaïque Fm, que pour ce qui est des pommes de terre, l'État est intervenu pour réguler les prix à partir des stocks stratégiques.

Le ministre a annoncé, également, qu’une réunion sera organisée prochainement avec les directeurs d’espaces commerciaux pour discuter du contrôle et du réajustement des prix des fruits et légumes.

Il a fait savoir que la Tunisie oeuvre à mettre en place une approche gouvernementale pour l'adoption du "commerce équitable", visant à vendre et à commercialiser des produits agricoles directement du producteur au consommateur. Et d'ajouter qu'il a été convenu avec les petites et moyennes surfaces commerciales de vendre directement les produits des petits agriculteurs sans passer par des intermédiaires. Une mesure qui pourrait mieux maitriser les prix et éviter toute augmentation non expliquée.

Il y a quelques jours, l’organisation de défense du consommateur (ODC) a manifesté son mécontentement et exprimé sa préoccupation face à la hausse vertigineuse des prix notamment le prix de tomates appelant ainsi le ministère du Commerce à intervenir en urgence, et à prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin à ce phénomène.

Le président de l'Organisation Slim Saadallah a appelé les citoyens à boycotter l'achat de tomates dont le prix a atteint des sommets, allant de 2,5 dinars à 3 dinars le kilo dans certaines régions. Ce dernier a noté que la propagation des marchés parallèles favorisent la hausse des prix. Il a estimé que 60% des produits de consommation, notamment les fruits et les légumes, sont commercialisés à travers des circuits de distribution parallèles, et non via le marché de gros, ce qui contribue à la hausse excessive de leurs prix.

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