Quelles sont les priorités de l'ARP pour la nouvelle session parlementaire? Mohamed Ennaceur répond

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Le mercredi 18 octobre, une nouvelle session parlementaire a été lancée. Le compte à rebours a donc démarré et les partis politiques feront tout leur possible cet automne pour se démarquer. Beaucoup de dossiers brulants attendent aussi le parlement. Alors quel bilan pour la session précédente? Et quelles sont les priorités de cette nouvelle session?

Intervenant sur les ondes d'Express Fm, le président de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a dressé un état des lieux de la session passée et évoqué les grandes lignes des activités de l’Assemblée au cours de cette nouvelle session.

Quelle évaluation pour la session parlementaire passée?

Le président de l'ARP a noté que le parlement a travaillé à un rythme soutenu aussi bien au niveau de la législation qu'au niveau du contrôle du travail gouvernemental.

En effet, lors de la troisième session, 80 séances plénières ont été tenues, au cours desquelles 69 lois ont été votées, 172 questions écrites ont été soumises, ainsi que 122 questions orales posées. Il a indiqué que trois sessions de dialogue avec le gouvernement ont été tenues et 30 visites sur le terrain ont été menées par les députés couvrant différents gouvernorats. "Et pour la première fois, deux assemblées ont été consacrées au développement régionale" a-t-il ajouté.

Quelles sont les priorités de cette nouvelle session parlementaire?

Ennaceur a précisé que l'objectif aujourd'hui sera d'augmenter encore le rythme de travail. Il a annoncé qu'une réunion avec le Chef du gouvernement sera prévue au cours de la semaine prochaine pour aborder les grandes lignes et fixer les priorités concernant les lois à discuter et à voter.

Il a, par ailleurs, assuré que contrairement aux préjugés, l'ARP ne laisse pas traîner les dossiers. Il a expliqué que vu la pluralité de l’Assemblée au niveau des partis et des blocs, les discussions et les débats concernant les projets de loi prennent davantage de temps.

Ennaceur a souligné, également, que l'intégration de la société civile sera plus pertinent en mettant en avant son apport au niveau de la législation des lois. "On va également discuter de la possibilité d’élargir les consultations à la société civile et aux organisations avant que les projets de loi ne soient discutés en commission", a-t-il estimé. Il a indiqué, dans ce sens, que plus de 800 associations avaient participé à des séances d’audition au sein des commissions. "Le Parlement s’oriente vers l’installation d’un accord de partenariat avec la société civile", a-t-il encore ajouté.

Le président de l'ARP a précisé que l’installation des instances constitutionnelles et l’adoption de la loi des collectivités locales sont les priorités du parlement.

Il a fait savoir que l’ARP envisage d'accélérer l’institution de l’instance du développement durable et de la protection des droits des générations futures car cette instance peut devenir un cadre idéal pour le dialogue, en remplacement du conseil économique et social, tout en consolidant les autres instances dont la HAICA et l’ISIE.

Cette session parlementaire, a noté le président de l’ARP, revêt une dimension politique importante dans la mesure où le pays est confronté à une situation économique, politique et sociale critique qui pousse les députés à prendre conscience de leur responsabilité historique pour parachever le processus, relever les défis et finaliser la mise en place des institutions de la deuxième République.

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