EN: Rabah Madjer promet de "rebâtir la sélection algérienne", en "grave crise"

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La sélection algérienne de football, éliminée de la course à la qualification au Mondial-2018, traverse une "grave crise" et "a besoin de changement", a estimé jeudi à Alger Rabah Madjer. Nommé mercredi par la FAF à la tête des Fennecs après le limogeage de Lucas Alcaraz, le nouveau sélectionneur national a promis de "remettre les Verts sur les rails" et d'atteindre l'objectif assigné par la FAF, en l'occurrence attendre les demi-finales de la CAN-2019.

"La sélection traverse une grave crise. Cette situation ne fait plaisir à personne. Ni à vous, ni à nous. Le changement est nécessaire et, je l'espère, sera en bien. Ma mission sera difficile mais pas impossible. Il y a un bel avenir qui nous attend", a déclaré Madjer, accompagné de ses deux adjoints, Meziane Ighil et Djamel Menad, lors d'une conférence de presse au Centre technique national de Sidi-Moussa.

L'ancien joueur du FC Porto a remplacé mercredi l'Espagnol Lucas Alcaraz que la Fédération algérienne de football (FAF) a écarté pour mauvais résultats.

Le nouveau staff technique a été installé jeudi matin à Sidi-Moussa par le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi, en présence du président de la commission chargée de l'équipe nationale, Bachir Ould-Zmirli.

Lors de cette conférence, Rabah Madjer a assuré que la FAF va "rebâtir la sélection algérienne. Cest une mission complexe mais pas impossible. Si elle ne s’est pas qualifiée c’est qu’il y’a quelque chose qui va mal", explique-t-il.

Il a promis de "mettre en place une grande équipe. Nous allons redonner la confiance aux joueurs. Ce sont de grands joueurs ils ont besoin de ça. On va préparer une grande équipe face au Nigeria. On va défendre l’honneur du football algérien. Notre vrai départ ce sera après le Nigeria, a-t-il rajouté.

A ce propos, il a estimé que "notre prochain match face au Nigeria sera une occasion de défendre notre honneur, mais après on devra sortir le grand jeu", a-t-il ajouté. "L’objectif dans mon contrat est d’aller aux demi-finales de la CAN 2019. On vous promet qu’il n’y aura pas d’échec à l’avenir. Il faut nous faire confiance", a-t-il conclu.

Le nouveau sélectionneur national a également affirmé son intention de développer le football algérien en intégrant plus de joueurs locaux dans l'équipe nationale. "Je suis toujours pour mais je ne marginalise pas les joueurs qui évoluent Europe. Nous allons faire au moins un entraînement par mois avec les locaux. C’est comme ça qu’on bâtit sur des bases solides", a-t-il déclaré.

"L’avantage du sélectionneur local c’est qu’il est toujours disponible pour les joueurs. On est là ! Mais ce n’est pas parce que j’aime les locaux que je vais virer les joueurs qui évoluent en Europe. On n’est pas ingrats avec les joueurs binationaux. Nous avons des joueurs de grande qualité en Europe et certains en Algérie. Tout joueur qui mérite d’être en sélection sera appel. Nous allons tenter de rassembler la sélection nationale", a-t-il encore promis.

"J'ai les compétences qu'il faut"

Rabah Madjer a également répondu aux affirmations de plusieurs journalistes, dont Hafid Derradji qu'il a qualifié, sans le citer, de "détracteur", selon lesquelles sa nomination à la tête des Verts est illégale puisque les lois lui interdisent d'entrainer.

La presse citait les articles 50, 51 et 34 du Décret exécutif n° 06-297 du 2 septembre 2006 fixant le statut des entraîneurs, qui stipulent que "l’entraîneur qui, pendant une durée de trois (3) ans, n’a pas été titulaire d’un contrat de travail dûment enregistré par un club algérien ou étranger, ou à défaut n’a pas figuré dans le cadre des stages organisés officiellement par la fédération, la ligue ou un établissement de formation, encourt la suspension de sa licence d’exercice. Il doit, avant de signer à nouveau un contrat, suivre sur ses propres frais, un stage de recyclage agréé par la fédération sportive nationale concernée pour obtenir une nouvelle licence d’exercice", lit-on dans le journal officiel.

Le nouveau sélectionneur des Fennecs a répondu avoir publié ses diplômes dans la presse, "un de la FAF, un deuxième d'éducateur du Ministère de la Jeunesse et des Sports et une attestation de Clairefontaine signée par Aimé Jacquet".

Il s'est aussi défendu affirmant qu'il disposait "les compétences" requises pour diriger les Verts et qu'il ne s'était jamais éloigné du monde du football malgré son absence des bancs durant 11 années.

"J'ai déjà entraîné la sélection nationale par le passé, en plus des clubs d'Al-Sadd et d'Al-Wakra au Qatar. Je sais que je ne fais pas l'unanimité et que je fais l'objet de critiques sur ma désignation mais je ne prête pas trop attention à ces choses. Je suis assez fort pour accepter ces critiques", a déclaré Madjer.

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