Les autorités catalanes décident de ne rien décider sur l'indépendance, Madrid prend les devants

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CATALONIA
A man wears an Estelada, Catalan separatist flag, as protesters gathered outside the regional government headquarters after Spain's High Court jailed the leaders of two of the largest separatist organizations, the Catalan National Assembly's Jordi Sanchez and Omnium's Jordi Cuixart, in Barcelona, Spain, October 16, 2017. REUTERS/Gonzalo Fuentes | Gonzalo Fuentes / Reuters
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CATALOGNE - L'ultimatum touche à sa fin. Sommé par Madrid de mettre les choses au clair sur l'indépendance de la Catalogne, Carles Puigdemont s'est bien gardé ce jeudi 19 octobre de préciser sa position, préférant renvoyer la balle dans le camp du gouvernement, qui s'en est immédiatement saisi.

Sa décision était attendue par Madrid, qui en avait fait la condition au déclenchement de l'article 155 de la Constitution, qui suspend l'autonomie de la Catalogne. Mais le leader indépendantiste a préféré inverser les rôles, en affirmant que l'indépendance ne serait déclarée que si l'Etat suspendait l'autonomie de la région et poursuivait la répression contre les indépendantistes.

Dans une lettre adressée à Mariano Rajoy et mise en ligne sur Twitter, l'exécutif catalan indique que "si le Gouvernement d'Etat persiste à refuser le dialogue et continue la répression, le parlement de Catalogne pourra procéder, s'il l'estime opportun, au vote de la déclaration officielle de l'indépendance, qui n'a pas été votée le 10 octobre."

Mardi 17 octobre, les forces de l'ordre espagnoles ont procédé à l'arrestation de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, qui dirigent deux des principales associations indépendantistes. 200.000 personnes ont manifesté dans la soirée pour réclamer leur libération.

Mais l'esquive de Carles Puigdemont n'a pas vraiment calmé les esprits côté espagnol, déjà très agacé par les tergiversations des indépendantistes. Le gouvernement de Mariano Rajoy a annoncé immédiatement après la publication de la lettre qu'il irait "de l'avant" dans la procédure de suspension d'autonomie, sans donner davantage de détails pour l'instant.

"Le gouvernement continuera les démarches prévues par l'article 155 de la Constitution pour restaurer la légalité" en Catalogne, constatant le "refus" de Carles Puigdemont de répondre à ces demandes.

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